Le 18 septembre 2025, près de 900 000 manifestants sont attendus dans toute la France pour protester contre le budget présenté par le gouvernement, malgré les efforts des autorités pour empêcher les blocages. La France vit jeudi 18 septembre sous le signe de la mobilisation, avec près de 900 000 manifestants et grévistes attendus contre le budget proposé par l’exécutif français. Une semaine après la journée de mobilisation « Bloquons tout », les autorités ont promis une réponse musclée pour empêcher des blocages et d’autres actions, mais la mobilisation a pu démarrer. Les transports en commun en Île-de-France sont très perturbés ce matin, journée de mobilisation sociale au niveau national. Cependant, la situation est globalement calme dans le reste du pays, même si plusieurs blocages de dépôts de bus ont été rapidement levés. Des actions ont également eu lieu dans plusieurs lycées et facultés à Montpellier, ainsi que sur deux autoroutes à l’entrée de Toulon. Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, a dressé un premier bilan de la matinée, notant 230 actions sur la voie publique, accompagnées d’une réponse policière très musclée. Un dispositif de 80 000 policiers a été déployé pour contrôler la situation, une mesure qui a suscité des critiques de la part des syndicats. Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat CGT, a dénoncé le déploiement « inédit » de forces de l’ordre, affirmant qu’il n’était pas nécessaire d’avoir autant de policiers pour gérer la situation. Elle a également souligné que le ministre de l’Intérieur « met de l’huile sur le feu » avec une telle réponse policière. Dans le métro parisien, les services étaient réduits, avec des rames circulant uniquement aux heures de pointe. Cependant, la situation s’est révélée meilleure que prévu sur certaines lignes, selon un porte-parole du transporteur. Des piquets de grève ont été installés devant des dépôts, mais les bus circulent, et le trafic est conforme aux attentes, a assuré la RATP. À la Gare Saint-Lazare, une femme de ménage a constaté une affluence plus importante que d’habitude mais a réussi à prendre son train à temps, malgré des annulations de rendez-vous en raison des perturbations des transports. Du côté des trains, la SNCF a confirmé que le plan de transport était respecté, avec une majorité de TGV en circulation. En revanche, le secteur aérien a signalé des annulations et des retards, notamment à l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Fifamey RAS Navigation de l’article Niger, Mali et Burkina Faso : Vers un futur parlement confédéral Burkina Faso : Les journalistes Adama Bayala et Alain Traoré retrouvent la liberté