Lors du 80e sommet de l’ONU, le président sénégalais a dénoncé la situation à Gaza et plaidé pour la reconnaissance des droits des Palestiniens, appelant à l’arrêt de l’occupation et à la mise en œuvre d’un dialogue pacifique. Le 22 septembre 2025, à l’Assemblée générale des Nations unies, Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, a prononcé un discours poignant en faveur de la cause palestinienne. À l’occasion du 80e sommet de l’ONU, il a exprimé la profonde indignation de la communauté internationale face à la situation insoutenable à Gaza, lors d’une conférence internationale sur la paix en Palestine, coprésidée par la France et l’Arabie saoudite. « Nous assistons à une tragédie indescriptible, aux allures d’un nettoyage ethnique. Devant tant d’inhumanité, se taire, ne pas agir, ce n’est pas une option. Ce serait même une complicité passive », a-t-il insisté, rappelant les principes fondateurs des Nations unies tels que la souveraineté des peuples et le respect du droit international. Le président Faye a affirmé que ces valeurs avaient été « anéanties dans les décombres de Gaza », appelant ainsi à une prise de conscience collective. En tant que président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien depuis 1975, Faye a réaffirmé l’engagement du Sénégal pour une solution à deux États, vivant côte à côte dans des frontières sûres et reconnues internationalement. « Pour faire la différence, nous devons ensemble envoyer un message clair : l’occupation doit cesser ! » a-t-il martelé, plaidant pour un cessez-le-feu immédiat et l’acheminement de l’aide humanitaire par l’ONU. Outre le président sénégalais, plusieurs leaders africains, dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le président angolais João Lourenço, ont également exprimé leur soutien à la cause palestinienne. Ramaphosa a dénoncé les actes de génocide et les crimes de guerre à Gaza, soulignant que la viabilité d’une solution à deux États dépendait du respect total du droit international. Dans un geste symbolique fort, le président français Emmanuel Macron a ouvert la conférence en reconnaissant officiellement l’État de Palestine, affirmant que « rien ne justifie plus la guerre à Gaza ». Cette reconnaissance a été suivie par celle de plusieurs autres pays, portant à 156 le nombre de nations reconnaissant l’État de Palestine sur les 193 membres de l’ONU. Le plaidoyer de Bassirou Diomaye Faye et des autres leaders souligne l’urgence d’une action concertée pour mettre fin aux violences et favoriser un dialogue constructif, dans l’espoir d’un avenir pacifique pour les Palestiniens et les Israéliens. Navigation de l’article Retrait des États du Sahel : Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se retirent de la Cour pénale internationale Vers une élection sous tension : Henriette Lagou dévoile son programme social face aux incertitudes politiques en Côte d’Ivoire