L’exécutif béninois s’apprête à transformer le paysage des compétences nationales par un programme ambitieux de formation en langues étrangères. Visant à terme l’autonomie linguistique de 800 premiers bénéficiaires, cette initiative positionne le Centre Béninois de Langues Étrangères (CEBELAE) comme le futur pivot de l’excellence académique en la matière.

Dans un monde de plus en plus interconnecté, la barrière de la langue ne doit plus être un frein à l’expansion économique et diplomatique du Bénin. C’est le sens de la communication présentée ce mercredi, qui définit une stratégie rigoureuse pour doter les cadres et citoyens de compétences certifiées dans des langues véhiculaires stratégiques.

Une phase pilote vers l’excellence européenne

La première phase de ce programme structuré cible un effectif de 800 bénéficiaires. L’accent est mis sur trois langues majeures : l’anglais, le mandarin et le portugais. L’objectif affiché est d’une grande exigence académique : l’obtention du « niveau B2 a minima », ce qui correspond au standard de locuteur « avancé ou indépendant » selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).

Cette certification garantira que les apprenants ne se contentent pas de notions de base, mais soient capables de mener des négociations, de rédiger des rapports complexes et d’interagir avec aisance dans des environnements professionnels internationaux.

Le CEBELAE, nouveau centre de référence national

Au cœur de ce dispositif, le Centre Béninois de Langues Étrangères (CEBELAE) bénéficiera d’une montée en puissance significative. L’ambition du gouvernement est d’en faire un « centre national de référence pour l’apprentissage de l’anglais ». Cette modernisation structurelle devrait permettre au Bénin de disposer d’une institution locale capable de délivrer des formations de standing international.

Pour garantir le succès immédiat de l’opération, les structures compétentes ont été instruites pour entamer les démarches de contractualisation avec les centres de formation spécialisés. Cette étape d’opérationnalisation marque le début d’un processus visant à faire du multilinguisme un levier de compétitivité pour la jeunesse et les professionnels béninois.