Épilogue judiciaire heureux pour l’actrice Aurélie Nougloï-Guézo. Poursuivie par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour une affaire de complicité d’escroquerie en ligne liée à l’achat d’une carte SIM, la star béninoise a été définitivement blanchie par le juge ce jeudi 11 juin 2026, faute de preuves tangibles.

L’angoisse des cellules de détention s’éloigne définitivement pour l’une des figures de la scène culturelle béninoise. « La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu, jeudi 11 juin 2026, son verdict dans le dossier de la comédienne Aurélie Nougloï-Guézo mise en cause pour une affaire d’escroquerie via internet. Elle a été relaxée au bénéficie du doute. »

Un dossier vide de preuves matérielles

Le magistrat de la chambre de jugement a choisi de clore ce dossier en suivant scrupuleusement la position du parquet spécial. En effet, le juge a fondé son intime conviction sur les réquisitions du ministère public, qui avait lui-même « évoqué un défaut de preuves qui ne lui permettait pas de requérir la condamnation contre la comédienne. »

Cette issue victorieuse s’accompagne d’une réhabilitation matérielle totale pour l’actrice. « Dans son verdict, le juge a ordonné la restitution au profit de la comédienne la caution d’un million de FCFA qu’elle avait consignée pour sa remise en liberté provisoire. Les effets personnels de la prévenue saisis lors de l’enquête notamment son téléphone portable lui seront également retournés. » Une décision qui vient effacer les stigmates d’une procédure éprouvante où la prévenue avait initialement été placée sous mandat de dépôt avant d’être défendue avec succès par son conseil, Maître Omer Sylvain Tchiakpè.

La bonne foi d’une citoyenne reconnue

L’affaire reposait sur des bases techniques complexes. Le parquet spécial reprochait à l’artiste d’avoir acquis une carte SIM et de l’avoir fait parvenir à un détenu de la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi, numéro qui aurait ensuite servi à des activités frauduleuses sur le web.

Tout au long des débats, Aurélie Nougloï-Guézo a fait le choix de la transparence et de la sincérité. Si « la prévenue a reconnu avoir acheté la sim en son nom », elle a fermement nié toute intention criminelle ou complicité active. Elle a notamment soutenu devant la Cour qu’elle n’avait jamais remis l’objet en main propre et qu’elle « ignorait que son client (le prisonnier) avait une intention malsaine d’escroquerie des tiers avec. »

Preuve de sa bonne foi, l’actrice a expliqué avoir neutralisé la ligne dès qu’un doute a germé dans son esprit : « Elle a confié avoir coupé la carte sim une semaine après l’achat. Aurélie Nougloï-Guézo en a parlé à un proche qui lui a conseillé d’aller la couper. « Ce que j’ai fait immédiatement », a-t-elle soutenu en demandant la clémence du juge. » Cet acte de prudence immédiat aura finalement pesé lourd dans la balance de la justice, permettant à la comédienne de retrouver pleinement sa liberté et de relancer sa carrière artistique sous de meilleurs auspices.