La Chambre d’appel des libertés et de détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a confirmé, ce jeudi 24 septembre 2026, le maintien en détention provisoire de l’opposant politique Candide Azannaï, déboutant ainsi sa requête en libération.

C’est un nouveau revers judiciaire pour l’ancien ministre délégué à la défense et président du parti Restaurer L’Espoir. Saisie pour examiner le recours formé contre la décision de rejet rendue le 13 août dernier par la Chambre des libertés et de la détention, la juridiction d’appel a tranché. En présence de l’intéressé et de son conseil, Me Aboubakar Baparapé, la Cour a statué en confirmant l’ordonnance attaquée, prolongeant de fait la privation de liberté de l’homme politique en attendant l’ouverture de son procès.

Pour mémoire, l’interpellation de Candide Azannaï remonte au 20 décembre 2025, dans le sillage des événements consécutifs à la tentative de coup d’État survenue plus tôt dans le mois. Arrêté au siège de sa formation politique à Cotonou alors qu’il s’apprêtait à animer une activité publique, il avait été placé sous mandat de dépôt. Il fait face à de lourdes charges, notamment pour « complot contre l’autorité de l’État » et « provocation directe à la rébellion ».

Tout au long de la procédure, la défense n’a cessé de monter au créneau, tant pour contester le bien-fondé des poursuites que pour alerter sur les conditions de détention jugées sévères du prévenu. Malgré ces interpellations répétées, la procédure judiciaire suit son cours au sein de la juridiction spéciale, laissant l’opposant et ses partisans dans l’attente d’une future comparution devant les juges du fond.