Invité de l’émission « L’INVITE MATINAL » sur Esae Tv, Antoine Guedou Victogbé, porte-parole du cadre de concertation de l’opposition politique (CCOP) et président du parti Grande Solidarité Républicaine (GSR), a commenté la tempête politique qui secoue actuellement le parti Les Démocrates (LD). Affichant une confiance inébranlable dans la participation de LD à la course de 2026, l’opposant a dénoncé un usage d’« artifices » pour perturber l’opposition, tout en appelant les acteurs à respecter le processus démocratique interne. L’actualité politique béninoise est dominée par les remous au sein du parti Les Démocrates (LD), notamment suite au différend relatif au parrainage présidentiel impliquant le député Michel Sodjinou. Interrogé à ce sujet, Antoine Guedou Victogbé a tenu à tempérer les esprits en affirmant que le CCOP « dédramatise » tout ce qui se passe au sein des Démocrates, car cela « participe de la démocratie ». Il a cependant émis des réserves quant au refus de certains de se plier à la décision majoritaire. Défense du processus interne et critiques judiciaires Le porte-parole de l’opposition a notamment défendu la procédure interne de LD, arguant que l’affaire du parrainage « a obéi aux règles internes du parti » et que la commission a tranché de manière équilibrée en optant pour un candidat du « centre », ce qu’il a qualifié d’« attitude de bon père ». Sur la question judiciaire, M. Victogbé critique la posture du juge des référés et de la cour d’appel dans l’affaire Sodjinou. Il estime que la matière en cause est « un content électoral » et que le document incriminé, émanant d’une autorité administrative comme la CENA, est « administratif », échappant ainsi à la compétence du juge judiciaire. Il a par ailleurs souligné que l’enjeu des démocrates n’est « pas un enjeu » personnel, mais que « l’enjeu c’est le peuple ». Course à 2026 : une confiance affichée Malgré les turbulences, Antoine Guedou Victogbé se dit « rassuré » que le parti LD « iront » aux élections de 2026. Il voit dans les événements récents une tentative du pouvoir de perturber la préparation de l’opposition. « C’est vrai que depuis un certain temps le président Patrice Talon a trouvé des artifices pour les troubler pour empêcher leurs réunions leur meeting », a-t-il déclaré, ajoutant que cette « perturbation que les adversaires recherchent » doit être contrée. Il a même rappelé que la constitution autorise la « désobéissance » lorsque la décision est « manifestement illégale », tout en maintenant une « confiance en la cour » constitutionnelle. Concernant son propre parti, le GSR, M. Victogbé a confirmé que des discussions sont en cours pour un « accord de coalition parlementaire » en vue des prochaines échéances. Il a catégoriquement exclu toute alliance avec les partis de la mouvance (Union Progressiste Renouveau, Bloc Républicain), jugeant une telle démarche « exclu » et la qualifiant de « bêtise » et de « salade russe ». En conclusion, il a adressé un plaidoyer direct au chef de l’État : « je le prie de reconsidérer sa position et de se rappeler que en 2019 il nous avait dit nous dans l’opposition de ne pas brûler ce pays que nous aspirons diriger et nous l’invitons au retour de l’ascenseur qui ne brûle pas ce pays ce n’est pas la fin du monde ». Fifamey RAS Navigation de l’article Parrainage au Bénin : un engagement « irrévocable », même en cas de changement d’avis d’un élu Course à la marina 2026 : HOUNKPE-HOUNWANOU, seul duo de l’opposition en lice