Ce lundi 13 octobre 2025, le parti Les Démocrates (LD) est au centre de toutes les attentions. Alors que le Conseil national se réunit pour désigner son candidat à la présidentielle de 2026, l’attente du peuple béninois transcende les simples enjeux partisans. L’aspiration est désormais claire : après des années de tensions et de divisions, l’opposition doit impérativement choisir un duo incarnant le « consensus, de réconciliation, de pardon et l’unité nationale » pour pouvoir prétendre à l’alternance.

Le vœu populaire contre les « vieux démons »

Le processus de désignation se déroule dans un contexte de fortes pressions exercées sur l’ancien Président Boni Yayi. Si certains « faucons du parti » cherchent à privilégier la « fibre identitaire » – une stratégie que le texte qualifie de « piège monumental » – l’opinion publique nationale et internationale, elle, exhorte à la raison. L’urgence est de mettre fin au duel épuisant entre les deux figures historiques du pays qui « fatigue le peuple béninois ».

Le choix du tandem Éric Houndété–Ouassangari Bio Sika Kamel s’est ainsi imposé comme l’option la plus crédible pour rompre avec cette logique. Houndété, figure de l’Ouest, est le « candidat de Rassemblement national » et incarne le leadership et la compétence nécessaires pour « faire le job ». L’associer à une personnalité du Nord permettrait de respecter l’équilibre interrégional, cher au « pacte républicain » et au président Mathieu Kérékou.

Le choix de la sagesse pour éviter le « Hara-Kiri »

Toute décision écartant un candidat de consensus au profit d’un profil régionaliste risquerait de fragiliser le parti, voire de commettre un « Hara-Kiri soit même ! ». Un tel faux pas serait lourd de conséquences, menaçant de faire basculer le vote de la région méridionale au profit du candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni.

Le Bénin attend donc du parti Les Démocrates qu’il choisisse la sagesse en privilégiant la seule voie possible pour une alternance crédible : celle d’un ticket « prônant la réconciliation, le pardon et l’unité nationale ». C’est le prix à payer pour redonner espoir au peuple et mettre fin à des années de tribulations.