La majorité présidentielle a tranché en faveur de Romuald Wadagni, actuel ministre d’État en charge des Finances, pour représenter le camp de Patrice Talon lors de l’élection présidentielle d’avril 2026. Un choix axé sur le développement et la continuité des réformes.


Romuald Wadagni est le candidat retenu pour porter les couleurs de la mouvance présidentielle lors de l’élection présidentielle de 2026 au Bénin. Ce choix a été soigneusement orchestré par Patrice Talon, qui considère le ministre des Finances comme la personne idoine pour continuer la reconstruction du pays. Il est clair que Talon a mis en avant les intérêts de la nation béninoise plutôt que ses propres intérêts ou ceux de la politique.

Wadagni est perçu comme un choix technique, plutôt que politique, illustrant la volonté de Talon et de ses alliés de privilégier l’expertise au moment de désigner le candidat. L’actuel ministre d’État a été l’architecte des réformes économiques sous le régime de Talon et incarne le « joker gagnant » de la majorité face à une opposition croissante.

Diplômé de la Harvard Business School et ancien associé du cabinet Deloitte, Romuald Wadagni est reconnu sur la scène publique béninoise. Depuis 2016, il a piloté d’ambitieuses réformes budgétaires et orchestré la mobilisation de financements internationaux innovants, dont les euro-obligations à impact social lancées en 2021. Son profil technocratique et sa gestion rigoureuse des finances publiques lui ont valu une réputation qui dépasse les frontières nationales.

Wadagni a reçu plusieurs distinctions prestigieuses, notamment le titre de « Meilleur ministre des Finances d’Afrique » à trois reprises par Financial Afrik (2018, 2020, 2024) et a été récompensé par les African Banker Awards en 2019. Ces reconnaissances renforcent son image et ont indéniablement pesé dans le choix de la majorité, qui souhaite présenter un candidat crédible sur la scène politique nationale et auprès des investisseurs internationaux.

En propulsant Romuald Wadagni au premier plan, la majorité présidentielle cherche à capitaliser sur le bilan économique des deux mandats de Talon. Depuis 2016, le Bénin a engagé des réformes structurelles significatives dans divers secteurs, telles que la digitalisation des services publics et l’assainissement des finances. La désignation du porte-étendard de la Rupture met fin à plusieurs mois d’incertitude sur l’identité du successeur désigné et envoie un message fort : la mouvance entend prolonger la dynamique actuelle.

Joseph Djogbénou, président de l’UPR, a réagi avec enthousiasme à cette désignation, affirmant : « Il est mon candidat. » Dans un post sur sa page Facebook, il a exprimé son soutien à Wadagni, soulignant que pour lui, « en toute chose, c’est le Bénin qui compte ». Djogbénou a insisté sur le fait que Wadagni est le bon candidat pour préserver les acquis du régime de la rupture et continuer la dynamique amorcée depuis 2016.

En appelant ses « frères et sœurs » au combat pour la victoire de Wadagni à la prochaine présidentielle, Djogbénou a affirmé que le ministre de l’Économie et des Finances est le candidat de tous les Béninois, renforçant ainsi l’idée d’une mobilisation collective autour de cette candidature.

Avec cette décision, Patrice Talon mise clairement sur le développement du Bénin, plaçant les priorités nationales au-dessus des considérations politiques personnelles. La campagne qui s’annonce sera déterminante pour l’avenir du pays.

 

Léandro CODO