Deux ans après le début de la guerre, le 7 octobre 2023, la bande de Gaza est décrite comme une « immense blessure au cœur de l’humanité », où la lumière du soleil a disparu, laissant place à l’horreur et au deuil. Le bilan humain est effroyable : plus de 67 000 morts et plus de 150 000 blessés sont dénombrés, sans compter les milliers de personnes ensevelies sous les décombres. Face à cette catastrophe, le récent accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, sous l’égide du président américain Donald Trump, suscite un premier espoir réel, bien que fragile, de mettre fin à cette « tache noire sur la civilisation humaine ».

Une crise humanitaire et un bilan sans précédent pour les enfants

 

Le journaliste Isidoros Karderinis dénonce un bilan particulièrement dramatique pour les enfants. Selon l’ONU, il y aurait eu durant les quatre dernières années « plus d’enfants morts à Gaza que dans le monde entier ». La crise humanitaire est critique, la famine menaçant de mort les survivants. L’UNICEF estime qu’environ 17 000 mineurs sont non accompagnés ou séparés de leurs parents depuis le début de la guerre. Les « photos d’enfants émergeant des décombres, couverts de poussière et de sang » témoignent de la violence qui a fait pleuvoir les bombes et les balles « comme de la grêle ».

 

Le droit à l’existence des deux États : La racine du conflit

 

La persistance de ce conflit, qui dure depuis 77 ans (soit depuis la création de l’État d’Israël en 1948), repose sur une injustice historique : si « Les Israéliens ont le droit d’avoir leur propre État, les Palestiniens ont aussi le droit d’avoir leur propre territoire doté d’un État ». L’auteur rappelle qu’une résolution de l’ONU visant à créer un État palestinien indépendant est restée « lettre morte », Israël ayant étendu l’occupation des terres initialement destinées à la Palestine.

Malgré cette tragédie, l’auteur souligne que « les peuples du monde entier, et bien sûr les Palestiniens et les Israéliens, dans leur écrasante majorité, ne veulent pas la guerre ». Ils aspirent à un environnement paisible, loin de ces objectifs « violemment interrompus, soudainement et brutalement ».

 

L’espoir fragile de Charm el-Cheikh

 

Le récent accord signé en Égypte dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh entre Israël et le Hamas, qui prévoit un cessez-le-feu et la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens, a ravivé l’espoir d’une fin définitive de la guerre. Cependant, l’auteur reste prudent. Étant donné que des cessez-le-feu précédents (en novembre 2023 et début 2025) ont été suivis d’un « retour aux opérations militaires », seul l’avenir dira si cet accord marquera réellement la fin tant attendue de cette horreur.

En conclusion, l’auteur appelle les écrivains, poètes et artistes, qui portent « l’immense responsabilité de susciter l’émotion », à crier haut et fort : « Ne faites jamais la guerre ! » et « Arrêtez à jamais le massacre de civils et d’enfants innocents ! ».