Le Centre national d’investigations numériques (Cnin) a animé, vendredi à Godomey PK14, dans l’immeuble du supermarché O Bénin, un grand atelier de cybersécurité au profit des enfants du « Programme Futur ». Placée sous le thème « Se protéger dans le monde numérique : reconnaître les menaces et adopter les bons réflexes », la rencontre a permis aux jeunes apprenants d’échanger sur les risques liés au cyberespace et les moyens de mieux s’en protéger.

Sorbou Soulé (Stag)

C’est dans la matinée du vendredi 07 Août que les locaux du « Programme Futur » à Godomey PK14, dans l’immeuble du supermarché O Bénin, ont accueilli une délégation du Centre national d’investigations numériques (Cnin). La rencontre s’inscrit dans le cadre d’un atelier consacré à la cybersécurité et à la protection dans le monde numérique. Face aux jeunes apprenants, les représentants du Cnin ont engagé des échanges autour des usages du numérique et des risques auxquels les utilisateurs peuvent être exposés. La délégation présente à cette séance était composée de Ahougon Servan, expert analyste à la Direction de la collecte de données, du commissaire de police Assavedo Fortuné, de la Direction de la lutte contre la cybercriminalité, et du brigadier Zonon Michael Kevin, de la Direction des études et du partenariat. Face à des apprenants âgés de 13 à 18 ans, les intervenants ont d’abord expliqué le rôle du Cnin et son implication dans la lutte contre les infractions commises dans le cyberespace. Ahougon Servan a établi un parallèle entre les infractions du quotidien et celles commises dans l’univers numérique. « C’est la même chose qui se passe dans le cyberespace », a-t-il expliqué, évoquant notamment le vol de données et l’accès non autorisé aux systèmes informatiques. Les apprenants ont ainsi été amenés à mieux comprendre le cyberespace, ses outils d’accès et les risques liés à leur utilisation. À son tour, le commissaire Assavedo Fortuné a insisté sur le respect des règles dans cet environnement, rappelant que « quand on ne respecte pas les lois, c’est une infraction ». Il a également alerté les jeunes sur les risques liés au partage de contenus intimes à travers les téléphones et les plateformes numériques. « Rien d’intime ne doit être pris dans son téléphone », a-t-il notamment conseillé, expliquant que même après une suppression, certains algorithmes peuvent permettre de récupérer des contenus susceptibles, par la suite, de servir à exercer un chantage. Le commissaire a donc invité les enfants à adopter davantage de prudence dans leurs usages numériques, mais aussi à sensibiliser leurs parents et leur entourage sur ces risques. Il souhaite ainsi voir les apprenants devenir de véritables ambassadeurs du Cnin auprès de leurs proches. Cette démarche, a-t-il expliqué, s’inscrit dans la mission préventive de l’institution, qui ne se limite pas à sanctionner les infractions. « Le Cnin, avant tout, a aussi pour vocation de sensibiliser », a-t-il souligné. Très curieux tout au long de la séance, les enfants ont multiplié les questions afin de mieux comprendre les différentes situations exposées par les intervenants. Cette forte participation a contribué à rendre les échanges plus interactifs et à rapprocher les notions de cybersécurité de leurs réalités quotidiennes. Au terme de la rencontre, le commissaire Assavedo Fortuné s’est dit satisfait de cette séance, qu’il considère comme « une prise de contact » prometteuse, tout en souhaitant que d’autres séances plus ciblées puissent être organisées.Le « Programme Futur », présent dans plusieurs localités du Bénin, accompagne les enfants dans leur découverte des métiers du numérique, notamment la programmation, l’intelligence artificielle, la photographie et d’autres domaines. Cette formation vise à leur donner des bases pour mieux comprendre et évoluer dans un monde de plus en plus numérique.