En ce 2 octobre 2025, la mobilisation sociale en France montre des signes de baisse, avec des chiffres divergents sur le nombre de manifestants, alors que les syndicats réclament des mesures de justice sociale avant le discours du Premier ministre.

Aujourd’hui, le 2 octobre 2025, une nouvelle journée de grèves et de manifestations a eu lieu à travers la France, marquée par une mobilisation en baisse par rapport à la précédente. Selon la Confédération Générale du Travail (CGT), “près de 600 000” personnes ont manifesté dans tout le pays, tandis que le ministère de l’Intérieur a comptabilisé seulement 195 000 manifestants, dont 24 000 à Paris. Ces chiffres sont en chute par rapport au 18 septembre, où la CGT avait enregistré plus d’un million de participants, tandis que le ministère en avait compté 505 000.

Cette journée de mobilisation se déroulait quelques jours avant le discours de politique générale du Premier ministre, Sébastien Lecornu, et visait à obtenir des mesures de “justice sociale”. Les organisateurs espèrent attirer l’attention du gouvernement sur les inquiétudes croissantes des travailleurs.

Dans le secteur éducatif, le taux de grévistes s’élevait à 6,42 %, avec 6,95 % chez les enseignants du premier degré et 6,13 % pour ceux du second degré, selon le ministère de l’Éducation nationale. Le ministère a également signalé jusqu’à sept blocages complets de lycées et 40 perturbations dans l’enseignement.

“La colère sociale est extrêmement forte”, a déclaré Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, lors d’une interview sur BFMTV. Elle a insisté sur la nécessité de “définitivement enterrer” la copie de François Bayrou et a questionné la volonté du Premier ministre de répartir équitablement les efforts nécessaires pour répondre aux attentes des manifestants.

En ce qui concerne les transports, les perturbations étaient moins importantes que lors des précédentes grèves. La circulation des TGV et de la quasi-totalité du réseau RATP devrait être “normale”, bien que des “quelques perturbations” soient attendues dans les TER, RER, Transilien et Intercités. Le secteur aérien devrait également connaître des retards, mais sans impact significatif sur les aéroports parisiens.

Pour encadrer les manifestations, environ 76 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés. Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, a noté une légère diminution des forces engagées par rapport au 18 septembre, mais a confirmé que le dispositif restait conséquent, avec environ 5 000 agents présents dans l’agglomération parisienne.