Ce jeudi 30 juillet 2026, le Bénin a franchi une étape majeure dans la modernisation de sa démocratie en installant la toute première mandature de son Sénat au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Présidée par la doyenne d’âge en second, Mme Élisabeth Pognon, cette cérémonie solennelle – marquée par la présence de 24 des 25 sénateurs – ouvre un espace inédit de régulation politique, suscités par l’espoir partagé de dissoudre définitivement les différends entre les grandes figures de la Nation, notamment Thomas Boni Yayi et Patrice Talon. Le paysage institutionnel béninois est désormais doté d’une Chambre haute. À la suite de la révision constitutionnelle ayant instauré le bicamérisme, les 25 membres composant le premier Sénat étaient convoqués pour poser les jalons de cette nouvelle aventure républicaine. Sur l’effectif total, 24 sénateurs ont répondu présent à cet appel solennelle à Porto-Novo. Seul l’ancien président de la République et doyen d’âge, Nicéphore Dieudonné Soglo, était absent, actuellement hors du territoire national pour des raisons de santé. Un présidium symbolique dirigé par Mme Élisabeth Pognon En l’absence du doyen d’âge principal, la séance inaugurale a été conduite par le présidium d’âge. Ce dernier était dirigé par la doyenne d’âge numéro 2, Mme Élisabeth Pognon (ancienne présidente de la Cour constitutionnelle), assistée dans ses fonctions par Mme Adidjatou Mathys et par M. Charles Toko, le plus jeune sénateur de cette mandature. Dans son allocution inaugurale, la présidente de séance a formellement rappelé la noble mission conférée au Sénat. Éloignée des litiges strictement juridiques, l’institution a pour vocation première d’être un conseil de sages, un régulateur de la vie politique et le garant suprême de l’unité nationale, de la paix et de la trêve politique. Le règlement intérieur et la diplomatie de l’apaisement Conformément à la feuille de route établie, la première tâche des membres de la Haute Assemblée réside dans l’élaboration et l’adoption de leur Règlement intérieur. Ce texte fondamental fixera les modalités de fonctionnement de la chambre et préparera l’élection du Bureau définitif. Au-delà de sa dimension législative et institutionnelle, ce Sénat suscite d’immenses attentes quant à sa capacité à effacer les incompréhensions historiques et à mettre fin aux discordes politiques entre les plus hautes personnalités de l’État, en particulier entre les anciens chefs de l’État Thomas Boni Yayi et Patrice Talon, tous deux membres de cette haute instance. La réunion de ces géants de la vie politique béninoise au sein d’un même cadre républicain offre un espace propice au dialogue direct, au consensus et à la réconciliation durable. En portant les souhaits d’unité et de stabilité exprimés par Mme Élisabeth Pognon, la première mandature du Sénat s’affirme déjà comme le creuset incontournable de la concorde nationale et de la maturité démocratique du Bénin. Navigation de l’article Installation du Sénat au Bénin : Vers la fin des discordes au sommet de l’État ? Troisième édition de la Coupe de l’Indépendance : Huit communes qualifiées pour la phase finale nationale