En cours de construction à Ouidah, la réplique du navire négrier l’Aurore vise à sensibiliser le public sur la traite négrière, tout en préservant la mémoire de cette période tragique. La construction de la réplique du navire négrier l’Aurore, surnommée “Le Bateau du Départ”, est en plein essor sur la plage de Ouidah, près de Cotonou, au Bénin. Cet ambitieux projet, loin de faire l’apologie des marchands d’esclaves, s’inscrit dans une démarche de reconstruction de l’histoire, visant à éveiller les consciences. Comme le rappelle un adage, « nul n’a le droit d’effacer une trace de l’histoire d’un peuple ». Le navire-musée, qui ne sera pas destiné à flotter, aura pour mission de raconter l’histoire de la traite négrière. Il sera ouvert aux visiteurs, leur permettant d’explorer les cales et les ponts, afin de mieux comprendre cette période sombre de l’histoire. Initié en 2023, le projet voit la coque en béton construite par une entreprise tunisienne, tandis que les mâtures et le gréement, fabriqués en France, sont expédiés au Bénin pour être assemblés sur place. Cette initiative représente un pas significatif vers la reconnaissance des souffrances infligées par la traite négrière. Elle offre également un espace éducatif et culturel pour les générations futures. Le navire-musée l’Aurore s’annonce comme un symbole puissant de mémoire et d’histoire, invitant chacun à réfléchir aux leçons du passé et à la nécessité de préserver cette mémoire collective. Détails du projet : Le navire : Il s’agit de la réplique de l’Aurore, le dernier navire français à avoir transporté des esclaves depuis Ouidah au XVIIe siècle. Le site : Le navire-musée est construit sur la plage de Ouidah, à proximité de la Porte du Non-Retour, un lieu symbolique de la traite négrière. Le concept : Le bateau ne sera pas naviguant. Il servira de musée et offrira des scénographies interactives pour une immersion totale dans l’histoire de la traite des esclaves. La construction : La coque en béton est fabriquée par une entreprise tunisienne. Les mâtures et le gréement sont construits en France par le Chantier Naval Bernard et transportés au Bénin. L’assemblage final et le montage des mâtures sont réalisés sur place au Bénin par une équipe de charpentiers de marine. Les aménagements : Le projet inclut également la construction d’un lagon pour accueillir le navire et d’autres infrastructures touristiques, telles qu’une arène vodun, des jardins du souvenir, des restaurants et un village artisana Navigation de l’article Présidence du R-CMA/UEMOA : Soufiyanou IMOROU, la mission de mutualiser les intelligences pour un artisanat régional fort Mobilisation face aux risques d’inondation : Le gouvernement alerte et donne des consignes de sécurité