Placée sous le signe du civisme et de la consolidation démocratique, la traditionnelle rencontre trimestrielle de culture générale a réuni l’élite militaire béninoise. Une intervention magistrale du Président de l’Assemblée nationale est venue éclairer la haute mission des hommes en uniformes au sein de la République. Plonger au cœur des valeurs qui fondent l’alliance entre la Nation et ceux qui la protègent. Tel était l’enjeu de la grande conférence d’information organisée, dans la matinée du 23 septembre 2026, au sein de l’État-major général de l’armée béninoise. À l’initiative du Haut commandement militaire, cette séance de partage de connaissances a offert une tribune privilégiée au Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, Président de l’Assemblée nationale. Devant un parterre d’officiers et de soldats attentifs, l’éminent constitutionnaliste a développé un sujet d’une brûlante actualité : « Les forces de défense et de sécurité dans un État démocratique : entre neutralité républicaine et engagement au service de la Nation ». Au-delà des simples concepts théoriques, l’exposé a mis en lumière l’exigence d’un commandement responsable et le respect scrupuleux de la légalité. Le conférencier a tenu à saluer le formidable sacrifice consenti par les Forces de défense et de sécurité (FDS) pour garantir la paix et la cohésion nationale. Pour illustrer la noblesse de cette vocation, le Président de l’Assemblée nationale a souligné que « la neutralité des Forces de défense et de sécurité est à l’image de la posture divine, de la posture jupitérienne, qui fait que le militaire dans la société est un bouclier, un recours et un secours ». Loin d’être une posture d’effacement, cette neutralité se révèle active, constructive et résolument tournée vers le renforcement de la démocratie et du développement national. Insistant sur la vitalité de cet engagement, le Professeur Djogbénou a rappelé que la réserve exigée des militaires n’équivaut en rien à une quelconque indifférence face aux réalités du pays. Bien au contraire, ancrées au cœur de la société civile, les forces armées partagent les aspirations de leurs concitoyens et n’hésitent pas à soulager les souffrances. C’est du reste ce lien indéfectible qui transparaît lorsque l’orateur précise : « Si les FDS étaient indifférentes, elles ne s’engageraient pas au prix fort, jusqu’à offrir leur vie ». Le serment militaire apparaît ainsi non pas comme une neutralisation des consciences, mais bien comme le socle suprême de l’amour de la patrie. Les échanges riches et interactifs qui ont suivi ont permis d’aborder des interrogations fondamentales exprimées par l’assistance, notamment : « La neutralité des FDS n’est-elle pas violée lorsqu’elles interviennent dans les processus électoraux ? Comment les forces de défense et de sécurité doivent-elles agir lorsque c’est l’acteur civil, notamment politique, qui crée des situations d’insécurité ? Qu’est-ce qui peut amener les militaires à faire des coups d’État malgré l’engagement solennel pris de rester politiquement neutres ? » Des préoccupations d’envergure auxquelles le conférenciers a apporté des éclairages ciselés, comblant les attentes des participants et du Haut commandement mené par le Général Fructueux Gbaguidi. Notons que cette journée mémorable a également été marquée par deux communications complémentaires consacrées au dépistage précoce de la maladie de la prostate et à l’optimisation de la prise en charge sociale des FDS, achevant de faire de cette rencontre un moment mémorable de cohésion et de progrès. Navigation de l’article Contrôles routiers au Bénin : la Police rappelle les règles à respecter Développement à la base : Romuald Wadagni sonne la mobilisation générale des acteurs territoriaux