Alors que la question des rémunérations au sommet de l’État alimente à nouveau le débat au Bénin, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, rappelle que les salaires sont fixés par décret et encadrés, balayant rumeurs et approximations.

 

Un débat récurrent mais encadré

La polémique autour des salaires des ministres et hauts responsables publics refait surface, sans pour autant déstabiliser l’exécutif. Le porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu à préciser que les rémunérations sont organisées par un texte règlementaire fixe, issu d’un décret datant de 2006 précisé sous Boni Yayi, et qui demeure en vigueur .

 

« Aucun ministre ne gagne 16 millions FCFA par mois »

Souvenez-vous : en 2018, une rumeur avait avancé que des ministres percevaient 16 millions FCFA mensuels. Patrice Talon avait démenti et Houngbédji confirme aujourd’hui :

>« Le salaire est lié à l’individu… Ce décret n’a pas changé » .
Le porte-parole souligne que les augmentations appliquées sous Talon concernent davantage la simplification des primes que des hausses salariales démesurées.

 

Des primes désormais mensualisées

Parmi les adaptations récentes, Houngbédji rappelle que les primes versées auparavant de façon ponctuelle ont été mensualisées : une décision qui facilite l’accès au crédit pour les agents de l’État, en donnant de la visibilité sur leur fiche de paie .

Suppression des avantages inappropriésAuparavant, certains postes pouvaient cumuler primes, bons d’essence ou fonds spéciaux. Sous Talon, ces avantages ont été revus :

> « Plus aucun ministre n’a de bons d’essence », indique Houngbédji .
Certains fonds secrets auraient été intégrés au revenu de base, garantissant plus de transparence.

 

Vers plus de rationalisation salariale

Le porte-parole insiste sur un objectif clair : rationaliser et harmoniser les rémunérations, notamment en introduisant un mécanisme de revalorisation équitable (point indiciaire majoré de 3 % et sur-salaire progressif selon expérience) .
Un comité interministériel étudie actuellement de possibles ajustements, dans le respect de l’équilibre budgétaire .

Dans un contexte où les rumeurs sur les salaires de l’élite récurrentes circulent facilement, le gouvernement mise sur une transparence progressive. Grâce à des décrets publics, la mensualisation des primes et la suppression d’avantages douteux, l’exécutif affiche sa volonté de rationaliser les rémunérations tout en rassurant l’opinion : rien d’illégal, tout est réglementaire.