Alors que l’idée d’une démission du Président de la République, Emmanuel Macron, prend de l’ampleur, la Constitution désigne sans ambiguïté son successeur provisoire. Selon l’article 7, l’intérim de la fonction sera assuré par Gérard Larcher, actuel président Les Républicains du Sénat, en attendant l’élection présidentielle anticipée. La crise politique qui secoue la France a relancé l’hypothèse d’une vacance du pouvoir, une éventualité rendue crédible par l’appel de personnalités influentes, notamment l’ancien Premier ministre Édouard Philippe. Bien qu’une démission doive être formelle et immédiate, et non différée comme proposé, les modalités d’une telle situation sont strictement encadrées par la Vᵉ République. Selon l’article 7 de la Constitution, en cas de démission ou d’empêchement constaté, les fonctions du président de la République « sont provisoirement exercées par le président du Sénat ». Le rôle de chef d’État par intérim incomberait donc à Gérard Larcher. Gérard Larcher (Les Républicains) est une figure expérimentée du paysage politique français. Il préside le Sénat depuis 2014, un poste qu’il a également occupé de 2008 à 2011. Sa longue carrière et sa stature lui confèrent l’autorité nécessaire pour assurer la continuité de l’État dans cette période de transition. Son rôle consisterait à exercer les fonctions de chef de l’État pendant la période allant de la démission constatée jusqu’à la passation de pouvoir au nouveau président élu. Un intérim encadré par un délai court Une fois l’intérim assuré, une élection présidentielle anticipée est immédiatement convoquée. Le scrutin devra avoir lieu « vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance ». L’histoire de la Vᵉ République n’a connu qu’un seul précédent de démission : celle de Charles de Gaulle en 1969. À l’époque, c’est le président du Sénat, Alain Poher, qui avait assuré l’intérim avant l’élection de Georges Pompidou. Le rôle de Gérard Larcher en cas de démission serait donc de garantir la continuité des institutions et d’organiser le scrutin dans le délai constitutionnel très court. Cependant, en tant que président par intérim, il lui serait interdit d’exercer certains pouvoirs majeurs, comme la dissolution de l’Assemblée nationale ou le recours au référendum. Navigation de l’article Désignation du duo « Les Démocrates » : la course interne se poursuit Condamnation à mort de Joseph Kabila : Un obstacle au « dialogue inclusif selon la CENCO