Réunie à l’hôtel Amazone de Bohicon sous la houlette de la professeure Éléonore Yayi Ladékan, la Commission de l’Éducation, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales (C4) de l’Assemblée nationale a ouvert ce mardi 6 octobre 2026 un séminaire stratégique de deux jours. Financée conjointement par l’institution parlementaire et l’ONG APRETECTRA, cette rencontre vise à armer juridiquement et techniquement les élus pour relever les défis majeurs de la mandature 2026-2033.

La dynamique de renforcement des compétences au sein de l’appareil législatif béninois franchit un nouveau cap. Pour amorcer efficacement leur mission, les membres de la commission C4 ont pris leurs quartiers dans la ville de Bohicon afin de s’approprier les contours de leurs attributions et d’affiner leur feuille de route sectorielle.

Optimiser l’action parlementaire et structurer la mandature

Dès l’entame des travaux, la présidente de la commission, Éléonore Yayi Ladékan, a tenu à exprimer sa gratitude à l’endroit du bureau de l’Assemblée nationale, de la conférence des présidents, ainsi qu’à l’Institut parlementaire du Bénin (IPaB) et à l’ONG partenaire APRETECTRA pour leur appui constant. Elle a ensuite décliné les ambitions de ces assises, qui consistent à maîtriser le règlement intérieur, à renforcer l’acuité des députés face au contrôle gouvernemental et à baliser les grands chantiers de la période 2026-2033.

Les réflexions s’articulent prioritairement autour de deux axes névralgiques : l’insertion durable des jeunes filles dans les filières des lycées agricoles et la pérennisation du Programme national d’éducation à la santé sexuelle. Un plaidoyer également relayé par Reine Bossa, directrice exécutive de l’ONG APRETECTRA, qui espère voir ces travaux déboucher sur des initiatives législatives concrètes en faveur de l’enseignement technique féminin.

La vision et l’aval du président de l’Assemblée nationale

Présidant la cérémonie inaugurale de cette séquence assimilée à une prérentrée parlementaire, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou a salué la démarche proactive de la commission C4. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit en droite ligne des dispositions du règlement intérieur de l’institution, lesquelles consacrent la première année de chaque mandature à la formation approfondie des élus.

S’adressant directement aux participants, le président de l’institution s’est félicité de leur orientation stratégique :

« Je remarque, à l’occasion de ce séminaire, que vous êtes en train d’atteindre vos objectifs. Et c’est là l’essentiel : savoir qui on est, savoir pourquoi on est là, savoir ce que l’on doit faire et s’engager pour la réalisation des objectifs et la pertinence de l’action publique. C’est pour cela que je voudrais vous en remercier. Cela s’inscrit dans la direction que nous impose le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui stipule clairement que la première année de la mandature doit être consacrée à la formation des députés. C’est ce que nous avons déjà fait à l’endroit des élus à travers plusieurs séminaires, et cela se poursuit désormais au sein des commissions. »

Par ailleurs, saluant l’implication de la société civile, il a réitéré le soutien indéfectible du parlement :

« Je voudrais à mon tour exprimer à la directrice toute notre considération et toute notre gratitude. Vous faites partie des organisations de la société civile actives, pertinentes et soucieuses du développement humain durable. Je voudrais réitérer l’assurance de l’Assemblée nationale : nos objectifs croisés deviennent communs. Les préoccupations que vous avez exprimées tout à l’heure concernant l’inclusion des jeunes filles et la santé sexuelle sont aussi les nôtres. »

En donnant le coup d’envoi officiel des travaux, l’autorité législative a enfin souligné la convergence totale de ces travaux avec la politique de l’État, résolument axée sur l’autonomisation et l’insertion professionnelle des femmes.