À Antananarivo, une mutinerie d’une partie de l’armée a plongé Madagascar dans une situation de forte tension. Retranché dans un bâtiment sécurisé, le président Andry Rajoelina tente de reprendre le contrôle alors que certains militaires rejoignent les manifestants réclamant sa démission. La journée du 11 octobre 2025 a marqué un tournant dans la crise politique malgache. Dans l’après-midi, plusieurs unités des forces armées se sont rebellées, apportant leur soutien aux manifestants qui, depuis plusieurs jours, réclament la démission du président Andry Rajoelina. Selon des sources concordantes, le chef de l’État s’est retranché avec sa garde rapprochée dans un bâtiment hautement sécurisé de la capitale, Antananarivo. De là, il tente d’organiser la riposte en s’appuyant sur les unités restées loyales à son régime. Une cellule de crise aurait été mise en place pour coordonner la réponse gouvernementale et éviter que la situation ne dégénère davantage. Sur le terrain, la confusion règne. Des groupes de militaires fraternisent avec les manifestants, tandis que d’autres tiennent toujours des positions stratégiques autour des institutions. Les appels au calme se multiplient, notamment de la part de la communauté internationale, qui exhorte les différentes parties à privilégier le dialogue et à respecter l’ordre constitutionnel. Cette nouvelle flambée de tensions illustre la fragilité politique du pays, déjà marqué par des crises répétées depuis deux décennies. Pour Andry Rajoelina, qui avait promis stabilité et relance économique, la gestion de cette crise s’annonce déterminante pour la survie de son régime et pour l’avenir démocratique de Madagascar. Navigation de l’article Désignation du candidat LD : Boni Yayi face au dilemme de la « fibre identitaire » avant le vote crucial Présidentielle 2026 : Houndété–Ouassangari, le pari de l’unité nationale