Érigé pour se positionner au sommet de la pyramide sanitaire béninoise, le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC) est désormais pleinement opérationnel, marquant une avancée majeure pour le système de santé du Bénin. Doté d’un plateau technique de pointe et d’une gestion entièrement numérisée des dossiers patients, cet établissement public vise à offrir des soins ultras spécialisés en cancérologie, cardiologie et neurochirurgie, répondant ainsi aux standards internationaux tout en assurant des coûts très compétitifs.

Le Centre Hospitalier International de Calavi, qui compte une capacité de 434 lits et places, est officiellement désigné comme hôpital de recours. Son objectif est de « diminuer fortement les évacuations sanitaires en dehors du Bénin », une mission rendue possible par l’équipement de l’établissement. Il est doté d’un bloc opératoire comprenant neuf salles ainsi que d’équipements de haut niveau en imagerie, radiothérapie et médecine nucléaire.

Au-delà des services de chirurgie lourde (thoracique, neurochirurgie) et de cardiologie, le CHIC se distingue particulièrement par son pôle de cancérologie. Il est équipé d’un accélérateur linéaire de particules permettant de traiter « tout type de cancer localisé », ainsi que des métastases.

L’innovation est également numérique : le CHIC a mis en place un dossier patient informatisé (DPI) qui permet un partage d’information instantané et une traçabilité complète. Grâce à des systèmes comme le PACS (pour l’imagerie par scanner et IRM) et le SIL (pour le laboratoire), les médecins ont accès à toutes les données du patient, ce qui génère « un gain de temps très important » dans la prise en charge.

Étant un hôpital public, l’établissement est ouvert à tous. L’accès aux soins se fait sur rendez-vous pour optimiser l’expérience des usagers. Les premiers patients se disent très satisfaits de cette offre nationale. Un usager, qui prévoyait de faire son bilan de santé au Canada, témoigne : le CHIC « n’a rien à envier à ces hôpitaux que vous voyez en Europe ». Il ajoute que les coûts sont « très accessibles à toutes les couches de la classe la plus petite jusqu’à la plus grande classe.

RAS Fifamey