Au terme d’une finale d’une intensité rare et marquée par des scènes surréalistes à Rabat, le Sénégal s’est imposé face au Maroc (1-0) ce dimanche 18 janvier 2026. Malgré une décision arbitrale contestée qui a failli faire basculer la rencontre et provoqué un retrait momentané des joueurs sénégalais, les hommes de Pape Thiaw ont su garder leurs nerfs pour s’offrir le plus prestigieux des trophées africains. Il fallait une force de caractère hors du commun pour dompter le vacarme des 65 000 spectateurs du stade de Rabat et la ferveur de tout un peuple marocain. Le Sénégal l’a fait. En s’imposant grâce à un éclair de génie en prolongation, les Lions de la Téranga inscrivent une deuxième ligne à leur palmarès, quatre ans après leur premier sacre. Mais plus que le score, c’est le scénario de cette soirée qui restera gravé dans les annales du football africain. Le tournant électrique de la 98e minute Le match, jusqu’alors équilibré, a basculé dans l’irréel en fin de temps réglementaire. Alors que le score était de 0-0, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ngambo Ndala a accordé un penalty au Maroc pour une faute d’El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz. Une décision qui a mis le feu aux poudres : jugeant l’arbitrage partial — après un but refusé à Seck quelques minutes plus tôt — les Sénégalais ont purement et simplement quitté la pelouse. Après de longues minutes de flottement et l’intervention du staff, les Lions sont revenus sur le terrain pour faire face au destin. Le prodige du Real Madrid, Brahim Diaz, s’est élancé pour offrir le titre au Royaume, mais sa tentative de panenka, trop audacieuse et mal exécutée, a terminé sa course dans les gants d’un Édouard Mendy de marbre. Le Sénégal venait de ressusciter. Pape Gueye, le libérateur Revigorés par ce miracle, les Sénégalais ont assommé le stade dès l’entame de la prolongation. À la 94e minute, Pape Gueye, au terme d’une chevauchée héroïque, a déclenché une frappe foudroyante en pleine lucarne, laissant Bono impuissant. « Le Sénégal a été immense, quand le vent marocain a soufflé très fort », pouvait-on observer en tribune de presse. Le reste de la rencontre fut une démonstration de résilience. Malgré les assauts répétés des Lions de l’Atlas et une ambiance devenue délétère par endroits avec des jets de projectiles, la défense sénégalaise, bien que privée de Kalidou Koulibaly suspendu, a tenu bon. L’expérience des cadres comme Sadio Mané et Idrissa Gana Gueye a permis de gérer une fin de match irrespirable. Une fin fraternelle malgré la tension Si la tension a frôlé le point de rupture, l’image finale restera celle de la sportivité. Malgré les échauffourées sur le terrain et en tribunes, les joueurs des deux nations se sont embrassés au coup de sifflet final. Le Maroc de Walid Regragui, impérial durant tout le tournoi, tombe les armes à la main face à une équipe du Sénégal dont la maturité tactique a fait la différence. La Coupe d’Afrique des Nations quitte le Royaume pour rejoindre les rues de Dakar, où une fête nationale s’apprête à débuter. la Rédaction Navigation de l’article Législatives 2026 : Verdict final attendu ce lundi 19 janvier à 13 heures à la Cour constitutionnelle Législatives 2026 au Bénin : La Cour constitutionnelle valide le duo UP-R et BR, l’opposition hors jeu