Le couperet judiciaire est tombé pour le fonctionnaire de police Delcoz Kindjanhoundé. Poursuivi pour avoir ouvertement appelé à la révolte contre le Président Patrice Talon sur les réseaux sociaux, il a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 18 décembre 2025 à l’issue de sa présentation devant le parquet spécial.

L’institution policière est à nouveau secouée par une affaire d’insubordination grave. Delcoz Kindjanhoundé, membre de la Police Républicaine, a été conduit à la maison d’arrêt de Porto-Novo. Son interpellation et sa mise en détention provisoire font suite à la diffusion de contenus numériques jugés séditieux, dans lesquels il incitait à un soulèvement contre l’autorité suprême de l’État.

Un dérapage numérique sous haute surveillance

Les faits reprochés à Delcoz Kindjanhoundé s’inscrivent dans un contexte de vigilance accrue des services de renseignement et du Centre national d’investigations numériques (CNIN). À travers des messages publiés sur les plateformes sociales, le policier aurait tenu des propos appelant à la rébellion, bravant ainsi l’obligation de réserve et de loyauté attachée à son statut de porteur d’uniforme.

Présenté au Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), l’intéressé a été écouté sur les chefs d’accusation d’« incitation à la rébellion » et de « harcèlement par le biais d’un système de communication ». Le parquet spécial a estimé que la gravité des faits justifiait une détention immédiate.

Une fermeté réaffirmée face à la sédition

Cette décision de la CRIET intervient seulement quelques jours après l’annonce d’une mutinerie déjouée, soulignant la volonté des autorités judiciaires de réprimer avec célérité tout acte tendant à la déstabilisation des institutions. La détention de Delcoz Kindjanhoundé sonne comme un avertissement au sein des rangs des forces de défense et de sécurité, où la discipline reste la règle d’or.

S’il est reconnu coupable lors de son procès, le policier encourt une lourde peine de réclusion criminelle ainsi que des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation du corps de la police. Le dossier reste ouvert en attendant le jugement au fond.

La Rédaction