Après une première tentative avortée en raison d’une fuite d’hydrogène, la NASA a franchi une étape décisive ce jeudi 19 février 2026. Le succès du second test de remplissage de la fusée SLS ouvre désormais la voie au premier vol habité autour de l’astre lunaire depuis plus de cinquante ans.

L’agence spatiale américaine peut enfin souffler. Le pas de tir du Centre spatial Kennedy a été le théâtre d’une répétition générale cruciale qui s’est, cette fois, déroulée sans le moindre accroc technique. En parvenant à dompter les flux d’hydrogène liquide, les ingénieurs ont validé la robustesse du lanceur lourd SLS, positionnant la mission Artemis II sur une trajectoire de lancement imminente.

Une répétition générale sans faille

Ce succès intervient comme une revanche sur les aléas techniques de début février. Alors que la précédente tentative avait été écourtée, cette deuxième répétition a permis de simuler l’intégralité de la chronologie de lancement. Les réservoirs ont été remplis et les procédures techniques testées en conditions réelles. Pour l’agence, « c’est une avancée importante », d’autant que l’exercice s’est prolongé par un décollage fictif tard dans la nuit pour valider l’ensemble des manœuvres critiques.

La sécurité, curseur du calendrier

Malgré l’enthousiasme, la prudence reste de mise au sommet de l’administration spatiale. Si le décollage était initialement projeté pour le 6 mars 2026, la date définitive dépendra de l’analyse minutieuse des données recueillies ce jeudi. Un point presse prévu ce vendredi 20 février devrait apporter les éclaircissements nécessaires sur le calendrier final.

Toutefois, une erreur factuelle s’est glissée dans certaines communications : bien que Jared Isaacman soit un acteur majeur du secteur spatial privé, c’est la direction de la NASA qui garde la main sur les décisions finales. Sur le réseau social X, le message de fermeté reste le même : « La sécurité demeure notre priorité absolue », précisant que l’agence ne procédera au lancement que lorsqu’elle sera « pleinement prête à entreprendre cette mission historique ».

Un équipage international pour l’histoire

Pour rappel, Artemis II ne se contentera pas de tester la technologie ; elle marquera le retour de l’humanité dans la banlieue lunaire. Le vaisseau Orion emportera à son bord quatre pionniers : trois astronautes américains et un Canadien. Ce périple en orbite lunaire constitue le dernier saut de puce avant la mission Artemis III, qui prévoit, elle, de poser à nouveau le pied sur le sol lunaire.