Vingt-quatre heures à peine après son installation officielle, l’édile de Lalo est contraint de quitter ses fonctions. Une décision de la plus haute juridiction administrative, rendue ce vendredi, vient invalider son élection, marquant ainsi l’un des mandats les plus éphémères de l’histoire de la décentralisation au Bénin.

L’ambiance de fête qui régnait encore hier dans les couloirs de l’hôtel de ville de Lalo a brutalement laissé place à la stupeur. Georges Ekpé, qui venait de prendre les rênes de la municipalité, voit son ascension brisée par le droit. Saisie pour examiner la régularité du processus ayant conduit à sa désignation, la Cour suprême a tranché en faveur d’un recours qui fragilise l’édifice politique local bâti lors du dernier scrutin.

Une décision juridictionnelle sans appel

Le verdict est tombé ce vendredi, tel un couperet. Si les motivations précises de l’arrêt n’ont pas encore été intégralement détaillées, la sentence est exécutoire : Georges Ekpé « doit céder son poste à la suite d’une décision de la Cour suprême rendue ce vendredi ». Cette intervention de la haute juridiction rappelle que l’installation par l’autorité préfectorale ne met pas un élu à l’abri d’un contentieux post-électoral rigoureux.

Le record d’un mandat éclair

Dans les annales de la décentralisation béninoise, ce scénario est quasi unique. Ce départ précipité « constitue l’un des mandats les plus courts jamais enregistrés à la tête d’une commune au Bénin ». Hier encore, le nouveau maire traçait les perspectives de son développement local devant ses mandants ; aujourd’hui, il doit organiser la passation de service la plus rapide de sa carrière.

L’incertitude sur la succession

Cette vacance soudaine du pouvoir municipal plonge Lalo dans une nouvelle phase d’attente. Les états-majors politiques doivent désormais se remobiliser pour une nouvelle élection du maire, sous l’étroite surveillance de la Cour suprême et des autorités préfectorales. La question reste désormais de savoir si cette décision juridique entraînera un simple remplacement ou une redistribution plus large des cartes au sein du conseil communal.