Alors que le processus d’installation des autorités locales entre dans une phase cruciale au Bénin, la haute juridiction est saisie de plusieurs dizaines de requêtes. Introduites par des militants des deux grandes formations politiques habilitées, ces contestations visent à sécuriser la transparence et la conformité légale des désignations. L’ancrage de la démocratie à la base requiert une rigueur juridique absolue à chaque étape du renouvellement des instances locales. Suite à la publication officielle par la Commission électorale nationale autonome (CENA) de la liste des 5 295 villages et quartiers de ville concernés sur toute l’étendue du territoire national, l’arbitrage institutionnel prend le relais pour trancher les derniers différends. L’arbitrage de la haute juridiction pour garantir la régularité Seules formations politiques ayant rempli l’ensemble des critères légaux requis, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR) disposent de l’exclusivité des propositions pour ces charges locales. C’est au sein même de leurs rangs que se sont élevées certaines contestations portées devant le juge constitutionnel et administratif. Volume des contentieux : 35 requêtes formellement enregistrées au greffe de la Cour suprême. Acteurs impliqués : Des militants et responsables à la base issus tant de l’UP-R que du BR. Objet des recours : Clarification des choix, vérification de la conformité des dossiers et contestation de certaines désignations territoriales. « Les décisions attendues de la Cour suprême devraient permettre de lever les éventuels différends et de conforter la régularité ainsi que la transparence du processus. » Un gage de maturité démocratique pour le pouvoir local L’intervention de la Cour suprême témoigne du bon fonctionnement des institutions républicaines. En soumettant leurs griefs aux voies de recours légales, les acteurs politiques réaffirment leur confiance dans la justice administrative pour réguler les compétitions internes. Le verdict de la haute juridiction permettra de purger l’ensemble des contestations, d’harmoniser l’application des textes et d’ouvrir la voie à l’installation définitive et sereine des 5 295 chefs de village et de quartier sur toute l’étendue du territoire national. Navigation de l’article PTA 2026 : Le Ministère de l’Intérieur ajuste le tir à mi-parcours Salubrité urbaine et santé publique : Entre interdictions strictes et cri de cœur pour des toilettes publiques