Face à la rigueur des réglementations interdisant de se soulager sur la voie publique ou le long des murs privés, les citadins se trouvent confrontés à une réelle difficulté au quotidien. Entre impératifs de santé, contraintes professionnelles et manque d’infrastructures dédiées, la population lance un appel vibrant pour le déploiement urgent de sanitaires urbains. Garantir la propreté des villes et préserver l’hygiène commune constituent des priorités d’assainissement indiscutables. Cependant, l’application stricte des mesures d’interdiction de miction sauvage heurte de plein fouet une réalité logistique majeure : la quasi-absence d’urinoirs et de latrines accessibles dans les différents quartiers. Le désarroi des usagers de la route et des travailleurs ambulants Au cœur du trafic urbain, le manque d’équipements sanitaires transforme chaque journée en un véritable parcours d’obstacles. C’est le constat amer dressé par plusieurs conducteurs de taxis-motos (Zémidjans), contraints de chercher des solutions de fortune à l’abri des regards. « Le manque d’urinoirs nous amène à nous soulager dans les coins reculés en ville. » Un groupe de conducteurs de Zémidjans à Houéyiho Cette situation devient encore plus critique pour les marchands ambulants qui arpentent la cité durant de longues heures sans point d’eau ni commodités à disposition. « Je me promène de 9h à 18h en ville. Comment puis-je me soulager si l’envie d’uriner me prend ? » Maman Silvia (vendeuse ambulante de tomates) Une contrainte médicale et physiologique majeure Au-delà de la gêne logistique, se soulager demeure un besoin biologique fondamental dont la rétention forcée peut engendrer de graves complications médicales. Pour les personnes souffrant de pathologies spécifiques, l’absence d’infrastructures adaptées relève d’une véritable épreuve quotidienne. « J’ai un problème de prostate et je ne peux pas me retenir plus d’une heure sans me soulager. Je ferai quoi dans ce cas ? Le gouvernement n’a qu’à nous sauver. » M. Antoine K. (quinquagénaire rencontré en ville) Un plaidoyer pour des aménagements urbains modernes Face à ce défi de santé publique et de dignité humaine, les usagers de la ville s’accordent sur une solution pérenne : l’implantation stratégique de toilettes publiques, payantes ou gratuites, dans chaque quartier et zone à fort trafic. En répondant à cette doléance légitime, les autorités offriraient aux citoyens les moyens de respecter la réglementation tout en préservant le cadre de vie et la santé de tous. Navigation de l’article Chefs de quartier : L’UP-R et le BR s’en remettent à la Cour suprême Passation de charges à la Fébéboxe : Le nouveau comité exécutif prend les rênes