En pleine crise de parrainage et de désignation du candidat pour 2026, le député et coordonnateur du parti Les Démocrates (LD) pour la 19e circonscription électorale, Michel François Oloutoyé SODJINOU, a publié une déclaration fracassante. Il prend la parole par « devoir envers l’histoire de notre pays » et envers sa « propre conscience » pour dénoncer une « crise de gouvernance du parti ». M. SODJINOU affirme que l’idéal de liberté et de justice qui a fondé le LD a été « asphyxié par un leadership d’un autre âge » et un fonctionnement « fermé, dominé par quelques-uns ».

 

L’histoire se répète : des choix imposés et un leadership sans partage

 

M. SODJINOU, « militant de la première heure », dénonce un « glissement vers un fonctionnement fermé » qui rappelle les « moments sombres de FCBE ». Il établit un parallèle direct entre la défaite de 2016 (choix imposé de Lionel Zinsou) et celle de 2021 (choix de « Mme Reckya Madougou — une personnalité certes compétente, mais totalement étrangère à la vie du parti »), toutes deux sous le leadership de Boni Yayi. Il affirme que « L’histoire s’etait répétée. Contre toute logique démocratique ».

Le député révèle que cette dérive a pris un coup d’accélérateur depuis le congrès de 2023 à Parakou, marqué par des discours « à la limite de l’humiliation et du regionnalisme ». Il dénonce une « nouvelle « caste » » qui a soumis ceux qui étaient proches de l’ancien président du parti, Éric Louis Houndété, à un « martyr sous les coups de boutoir », incluant des « atteintes, les provocations, les souillures et les calomnies ». M. SOJDJINOU souligne que son combat personnel est de « rendre justice au peuple en lui montrant comment son combat peut être confisqué au service de causes qui ne servent pas forcément l’intérêt de la nation ».

 

Un processus de désignation biaisé et le rejet de Renaud Agbodjo

 

Concernant la désignation du duo pour 2026, M. SODJINOU affirme avoir assisté au « même scénario : les mêmes méthodes, les mêmes manipulations, la même absence de concertation ». Il dénonce l’exigence faite aux députés de signer « à blanc leurs fiches de parrainage, sans même connaître le nom du candidat qu’ils parrainaient » sous prétexte de discipline.

Il pointe du doigt l’existence d’un « autre débat abject » sur « la nécessité D’UN CANDIDAT DU NORD », qui aurait « empoisonné l’ambiance et à exclure tout débat transparent ». M. SODJINOU conclut que « tout le monde sait que le choix de M. Renaud Agbodjo est déjà acté — un jeune avocat estimable, mais dont personne ne connaît les réalisations politiques », s’interrogeant : « Est-ce cela, la démocratie que nous avons jurée de défendre ? »

 

La position de rupture : « Je ne reconnais pas le processus actuel »

 

Le député appelle le Président Boni Yayi à cesser de « décider seul du destin de notre parti », dénonçant une influence « totale » au détriment de la collégialité. En conséquence, M. SODJINOU annonce publiquement qu’il « ne reconnais pas le processus actuel de désignation du duo présidentiel, tel qu’il a été conduit ». Il ne peut pas se rendre « complice d’une mise en scène qui trahit nos principes fondateurs ».

Il réaffirme sa fidélité aux valeurs du parti, appelant ses camarades à se concentrer sur les prochaines législatives et à « reconstruire Les Démocrates sur des fondations solides ». M. SODJINOU conclut : « Je prends donc mes responsabilités, avec sérénité et détermination. »