Face aux plaintes persistantes des parents d’élèves concernant des pratiques financières abusives, les autorités en charge de l’enseignement maternel passent à l’offensive pour faire respecter la gratuité de l’école préscolaire. Le Directeur de l’Enseignement Maternel (DEM), Chellon Pierre Hounkandji, a officiellement lancé ce mardi 23 juin 2026 à Cotonou, une tournée nationale de sensibilisation. Objectif : rappeler à l’ordre les responsables d’établissements et annoncer des sanctions administratives fermes contre tout contrevenant. Au Bénin, la gratuité de l’enseignement maternel public est un principe non négociable, et le gouvernement tient à le faire savoir. C’est le sens de la tournée nationale de sensibilisation et de contrôle qui vient de démarrer. Cette initiative menée par la Direction de l’Enseignement Maternel répond directement aux nombreuses alertes et dénonciations des populations, qui font état de frais injustifiés exigés lors des inscriptions, en violation flagrante des textes en vigueur. Trois interdictions majeures et non négociables Au cours des premières étapes de cette campagne, le directeur Chellon Pierre Hounkandji a tenu un langage de fermeté face aux directeurs d’écoles et aux corps enseignants. L’autorité a formellement insisté sur trois lignes rouges à ne plus franchir : L’interdiction stricte de percevoir de l’argent sous quelque motif que ce soit lors des inscriptions des enfants. L’interdiction d’exiger des fournitures scolaires hors liste, en rappelant que seules les fournitures figurant sur la liste officielle adoptée en 2019 sont autorisées. L’interdiction absolue de refuser l’accès ou l’admission d’un écolier sous prétexte qu’il ne dispose pas de la totalité de ses fournitures. Pour l’autorité de tutelle, ces barrières invisibles mais bien réelles imposées par certains gestionnaires d’écoles constituent un frein majeur à l’accès équitable à l’éducation préscolaire pour tous les enfants du Bénin. Des contrôles inopinés et des sanctions dès la rentrée Le ministère ne compte pas s’arrêter aux simples rappels à l’ordre verbaux. Afin de garantir l’application stricte et immédiate de ces directives sur toute l’étendue du territoire national, le ton est donné pour la période post-vacances. Des missions de contrôle inopinées seront rigoureusement déployées dans les écoles maternelles publiques dès les premiers jours de la prochaine rentrée scolaire. Le Directeur de l’Enseignement Maternel a été on ne peut plus clair : tout responsable d’établissement préscolaire reconnu coupable de manquements, de déviance ou de rançonnement s’exposera à de lourdes sanctions administratives. Une démarche salutaire qui vise à soulager le portefeuille des parents d’élèves et à assainir définitivement le système éducatif à la base. Navigation de l’article Réforme institutionnelle au Bénin : Le Médiateur de la République change de visage et s’arrime au CES Affaire Pierre Urbain Dangnivo : L’interminable attente d’un dénouement judiciaire