Face aux défis persistants de la formation et de l’insertion professionnelle, la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) a présenté un programme ambitieux axé sur la souveraineté éducative et la sécurité de l’emploi. Le parti s’engage à porter des réformes législatives majeures pour valoriser les nationaux et restaurer la dignité des acteurs du système éducatif.

L’animation de la vie politique nationale s’intensifie avec les propositions stratégiques de la FCBE. Plaçant l’éducation comme « pilier central du développement d’une Nation », la formation des Cauris dresse un diagnostic sans complaisance du secteur. Selon le parti, le système actuel, notamment l’approche par compétence, souffre d’une inadaptation aux réalités locales, laissant de côté des enjeux cruciaux tels que l’éducation des minorités et la scolarité de la petite enfance.

Restaurer la dignité de l’enseignant

Le cheval de bataille des élus FCBE repose sur une refonte structurelle du recrutement et de la terminologie pédagogique. Le parti s’oppose fermement à la précarisation du métier de formateur. Pour la FCBE, « l’appellation  »aspirant au métier d’enseignant » n’est pas appropriée aux exigences et à la déontologie du milieu ». La formation milite donc pour que ce vocable soit purement banni au profit d’un statut plus respectueux de la profession.

Par ailleurs, l’innovation passe par l’enracinement culturel avec l’introduction des langues locales dans le système formel et le retour à un ministère unique pour gérer l’ensemble du secteur éducatif. Dans l’enseignement supérieur, le parti prône la fin de la privatisation des structures sociales et exige que les recteurs des universités publiques soient à nouveau élus ou désignés par leurs pairs selon des critères rigoureux.

Une loi pour la priorité nationale à l’emploi

Le volet social du programme s’attaque frontalement au chômage et à la précarité. La FCBE entend porter une voix forte à l’Assemblée pour réviser la loi sur l’embauche. L’objectif est double : sécuriser le contrat de travail et instaurer une préférence nationale. Il s’agit de faire voter « une loi pour prioriser les nationaux dans les recrutements aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé ».

Pour soutenir le tissu économique et prévenir les pertes massives de postes, le parti propose la création d’un fonds de secours destiné aux entreprises en difficulté. Enfin, l’accès à l’entrepreneuriat jeune sera facilité par une relecture du code foncier, garantissant aux nouvelles générations un accès simplifié à la terre, socle d’une autonomie économique durable.

La Rédaction