La Commission électorale (CENA) fait face à un recours en inconstitutionnalité concernant le nombre de parrainages requis pour l’élection présidentielle d’avril 2026. Alors que la CENA exige 28 signatures pour valider un duo de candidats, un responsable du parti Les Démocrates, Karim Goundi, estime que le chiffre légal est 27. Ce recours, déposé le dimanche 26 octobre 2025, sera examiné dès ce lundi par la haute juridiction, dans un contexte où la candidature des Démocrates est déjà en difficulté. Un calcul mathématique au cœur de la bataille juridique La présidentielle de 2026 au Bénin s’est déplacée du champ politique au prétoire. Karim Goundi, secrétaire adjoint à la jeunesse du parti Les Démocrates, a déposé un recours contre la Commission électorale nationale autonome (CENA), contestant « l’interprétation erronée de la loi telle opérée par la CENA pour aboutir au chiffre 28 pour le nombre de parrains à présenter par chaque candidat ». Bien qu’il soit un responsable des Démocrates, M. Goundi a pris soin de préciser qu’il introduisait son recours « en tant que citoyen » devant la Cour constitutionnelle. La contestation porte sur l’application de l’article 132 nouveau de la loi du 10 mars 2024 (Code électoral). Celui-ci stipule que nul ne peut être candidat aux fonctions de Président ou Vice-Président s’il n’est dûment parrainé par « un nombre de députés et/ou maires correspondant à au moins 15% de l’ensemble des députés et maires ». Avec 109 députés et 77 maires, le corps électoral totalisant 186 élus. Le calcul de 15 % de 186 donne 27,9. Le nœud du litige : doit-on arrondir 27,9 à 28 ou le considérer comme 27 ? La CENA, dans une compréhension largement partagée et appliquée jusqu’à présent, a retenu le chiffre de 28 parrainages. Or, selon Karim Goundi, cette lecture est fausse. Le requérant soutient que le législateur n’a pas laissé de place à l’arrondissement pour un « comptage précis » de personnes. Pour lui, « le sens strict du comptage 0.9 en termes de personne ne peut pas être égal à un (01) », sauf « en cas d’arrondissement ou de statistique ». Il insiste : « en termes de nombre de personnes à donner par les députés et maires, les 15% sont 27,9 soit en comptage précis 27 ». Il estime qu’en fixant le nombre de parrainages à obtenir par chaque duo de candidats à 28, la CENA a « violé de façon des dispositions de l’article 132 nouveau du code électoral ». Il demande donc à la Cour de juger que le nombre de vingt-huit (28) parrainages provient d’un « calcul erroné et faux » et que le nombre requis est bien de 27. Ce recours intervient dans un moment critique, le duo candidat du parti Les Démocrates ayant vu son dossier « provisoirement invalidé par la CENA après la rétractation d’un élu parrain, faisant baisser à 27 le nombre de parrainage à sa disposition ». Si la Cour lui donne raison, le parti retrouverait immédiatement son éligibilité. L’enjeu est tel que la Cour constitutionnelle examinera ce recours, ainsi que trois autres liés directement ou indirectement à l’invalidation des candidatures, lors d’une audience plénière spéciale ce lundi 27 octobre 2025. Navigation de l’article Rencontre Talon-Yayi : « Mensonges et désinformations ! » – Le parti « Les Démocrates » tape du poing et rétablit la vérité CAN Maroc 2025 : Les Guépards fixés sur leur calendrier