Le test national de recrutement de 250 assistants en position probatoire pour les universités publiques du Bénin s’est tenu le samedi 25 octobre 2025 au CEG Sainte Rita à Cotonou. Plus de 1 000 candidats issus de neuf domaines disciplinaires ont composé, marquant une étape décisive dans la modernisation du système universitaire béninois.

 

Le processus de renforcement du corps enseignant universitaire franchit une nouvelle étape. Le test de recrutement de 250 assistants en position probatoire, organisé par le Ministère du Travail et de la Fonction Publique, s’est déroulé le 25 octobre 2025 au CEG Sainte Rita de Cotonou.
L’événement s’est tenu en présence de Madame Adidjatou MATHYS, Ministre du Travail et de la Fonction Publique, de Monsieur Benjamin HOUNKPATIN, Ministre de la Santé, de Madame Eléonore Yayi Ladékan, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ainsi que de Madame Sedami FAGLA MÉDÉGAN, Ministre Conseiller.

Au total, 1 070 candidats ont pris part à ce test, répartis dans neuf grands domaines disciplinaires : lettres, langues et arts, sciences agronomiques et de gestion, sciences de la santé, sciences de l’éducation et de la formation, sciences économiques, sciences et technologies, ainsi que sciences juridiques, politiques et administratives. Ce concours, fondé sur la transparence et le mérite, s’inscrit dans une logique de modernisation et de professionnalisation du système universitaire béninois.

Depuis 2016, le Bénin a initié plusieurs réformes dans les secteurs clés du développement, y compris celui de l’enseignement supérieur. Le nouveau processus de sélection des assistants universitaires comporte deux étapes éliminatoires : une épreuve écrite suivie d’un entretien oral, avec un seuil minimal d’admissibilité.

Pour la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, cette réforme répond à une exigence de qualité et d’équité.

> « En effet, suite aux difficultés et aux plaintes formulées concernant l’ancienne méthode, le gouvernement a décidé de réformer les systèmes pour garantir la transparence et l’égalité des chances pour tous les candidats. C’est pourquoi nous sommes fiers de lancer ce nouveau système, qui permettra de garantir la qualité des enseignants et de promouvoir l’excellence dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation »,
a déclaré Madame Eléonore Yayi Ladékan.

Les postes ouverts concernent 40 universitaires dont les responsabilités dépassent la simple transmission du savoir. Ils seront chargés d’enseigner, de mener des recherches et de participer aux soins cliniques dans le cas des disciplines médicales, afin d’assurer un enseignement ancré dans la pratique et l’innovation.

> « Je voudrais mettre l’accent sur le fait que l’effectif attribué à l’université est relativement faible, notamment lorsqu’on considère la forte demande. En effet, il y a 20 ans, seuls 50 étudiants étaient sélectionnés pour entrer à la faculté de médecine, alors qu’aujourd’hui, la demande est beaucoup plus forte »,
a souligné le ministre de la Santé, Benjamin HOUNKPATIN.

 

Cette initiative du gouvernement s’inscrit dans une vision globale : renforcer le potentiel académique national, assurer une relève scientifique de qualité et garantir une meilleure compétitivité du système universitaire béninois sur le plan international.