(L’UPR confirme son hégémonie avec 60 sièges et le BR s’adjuge 49 sièges ) Les grandes tendances proclamées par la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) dans la nuit du 17 au 18 janvier 2026 ont produit une onde de choc politique. Pour la première fois depuis l’avènement de la 10e législature, le principal parti de l’opposition, « Les Démocrates », se retrouve sans aucun siège à l’Assemblée nationale. Le nouveau code électoral, particulièrement rigoureux, a favorisé l’Union Progressiste le Renouveau et le Bloc Républicain, qui se partagent désormais l’intégralité des 109 sièges. La sentence est tombée tel un couperet pour les partisans de Boni Yayi. Malgré un score national cumulé de 16,14 %, le parti « Les Démocrates » (LD) n’aura aucun député pour siéger à Porto-Novo. La raison : le relèvement du seuil électoral à 20 % des voix dans chacune des 24 circonscriptions électorales, une condition sine qua non imposée par le code électoral révisé pour l’attribution des sièges. Le nouveau visage du Parlement Avec l’éviction de l’opposition, l’Assemblée nationale change radicalement de physionomie. Selon les chiffres de la CENA, deux blocs soutiendront désormais seuls l’action gouvernementale : L’Union Progressiste le Renouveau (UPR) confirme son hégémonie en obtenant 41,15 % des voix, ce qui lui confère 60 sièges. Le Bloc Républicain (BR) s’adjuge les 49 sièges restants avec 36,64 % des suffrages. Ce duel fratricide au sein de la mouvance laisse le camp du Président Patrice Talon avec une majorité absolue écrasante, mais prive l’hémicycle de la voix critique de l’opposition radicale. Les leçons d’un scrutin historique Le taux de participation s’est établi à 36,73 %, un chiffre qui témoigne d’un intérêt modéré des électeurs pour ce scrutin couplé. La principale leçon reste l’impact dévastateur du seuil de représentativité sur les petits partis et l’opposition non coalisée. Pour avoir manqué de signer des accords de coalition parlementaire, « Les Démocrates » se retrouvent aujourd’hui exclus de toutes les instances électives, y compris au niveau local. Désormais, tous les regards sont tournés vers la Cour Constitutionnelle. Les conseillers de la haute juridiction disposent de 72 heures pour examiner les éventuels recours et proclamer les résultats définitifs. Cette configuration pose d’ores et déjà la question cruciale du parrainage pour l’élection présidentielle d’avril 2026, l’opposition ne disposant plus de députés pour soutenir un candidat. Navigation de l’article Spiritualité et Prospérité : Les prescriptions du Tofâ « Losso Sa » accomplies à Ouidah Législatives 2026 : Verdict final attendu ce lundi 19 janvier à 13 heures à la Cour constitutionnelle