Deux hommes soupçonnés d’avoir approvisionné des groupes terroristes en carburant risquent huit mois de prison ferme. Ils ont comparu le jeudi 5 juin 2025 devant le juge correctionnel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), après leur arrestation près du Parc W, dans une zone réputée sensible au nord du Bénin. Les deux prévenus, placés sous mandat de dépôt depuis début mai, sont poursuivis pour des faits de « contrebande ». Ils transportaient, selon l’accusation, dix bidons de 25 litres de carburant, soit 250 litres au total, dans une zone interdite à la circulation de produits pétroliers, en raison de risques d’approvisionnement des cellules terroristes opérant dans la région. À la barre, les mis en cause ont nié tout lien avec des réseaux extrémistes. Ils affirment avoir agi sur demande d’un tiers et assurent ignorer la destination finale du carburant. Une ligne de défense qui contraste, selon le ministère public, avec les aveux formulés lors de l’enquête préliminaire. Le procureur a notamment dénoncé un revirement dans leurs déclarations, qu’il considère comme un signe de mauvaise foi. « Ils savaient qu’ils étaient dans une zone sensible et pourtant ils ont circulé avec une importante quantité de carburant », a souligné le représentant du ministère public, avant de requérir huit mois d’emprisonnement ferme et 500 000 FCFA d’amende contre chacun des prévenus. Le jugement est attendu pour le 31 juillet 2025. Cette affaire relance le débat sur la surveillance des zones frontalières du nord béninois, régulièrement ciblées par les infiltrations de groupes armés, souvent alimentés par des réseaux locaux de ravitaillement. Navigation de l’article Rencontre politique Célestine Zanou chez Yayi : « Convictions » la littérature s’invite dans la politique Amnistie pour Madougou et Aïvo : Alladatin dénonce une “manœuvre de communication”