La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) prend un nouvel élan au Bénin pour protéger les jeunes filles contre le cancer du col de l’utérus, une maladie évitable dont le taux de mortalité n’est « pas négligeable » avec « au moins un cas chaque jour ». Soutenue par plusieurs partenaires internationaux, cette campagne nationale est entièrement gratuite et ciblera les filles âgées de 9 à 14 ans sur l’ensemble du territoire national. Les autorités et les partenaires insistent sur la sécurité et l’efficacité du vaccin pour offrir aux jeunes une réelle chance d’éviter des pathologies graves à l’âge adulte.

Une protection « sûre et efficace » contre un fléau national

Le cancer du col de l’utérus représente une menace sérieuse pour la santé publique au Bénin. Face à ce défi, le gouvernement a initié une campagne nationale de vaccination ciblant spécifiquement les jeunes filles de 9 à 14 ans. Cette initiative vise à leur offrir une protection efficace contre cette maladie évitable, en s’attaquant à sa principale cause : le papillomavirus humain (HPV).

Lors du lancement, le Professeur Benjamin Hounkpatin, Ministre de la Santé, a rappelé l’importance de cette mesure préventive. « Aujourd’hui, grâce à la vaccination, nous disposons d’un moyen sûr et efficace pour prévenir la grande majorité des cancers liés au papillomavirus, » a-t-il affirmé. Il a également cité l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui confirme que « les vaccins contre le HPV peuvent prévenir plus de 90% des cancers du col de l’utérus. »

Un effort commun pour la jeunesse béninoise

La gratuité et l’efficacité de cette vaccination ont été soulignées par les représentants des différents ministères et des partenaires techniques et financiers. Alain Orunla, Préfet du Littoral, a insisté sur l’impact de ce geste : « En introduisant ce vaccin, nous offrons à nos filles et dans certains cas à nos garçons une chance réelle d’éviter, à l’âge adulte, des maladies graves et parfois fatales. »

Le succès de cette campagne repose également sur l’adhésion des familles, comme l’a mentionné Garba Ayouba, représentant du Ministère de l’Enseignement Secondaire : « Nous comptons sur la collaboration des familles pour comprendre que cette vaccination est sûre et gratuite. »

Parmi les partenaires, Gavi (l’Alliance du Vaccin) et l’UNICEF apportent un soutien crucial. Komi Alain Ahawo, représentant de Gavi, a déclaré que « c’est une priorité d’accompagner le Bénin, » précisant que leur soutien va au-delà du simple « soutien à l’achat des vaccins et à l’appui technique. » De son côté, Ousmane Niang, représentant de l’UNICEF, a souligné leur engagement à long terme pour que « les enfants et les adolescents du Bénin, quels que soient leur lieu de résidence ou leurs origines, aient accès à la vaccination. »

Des équipes de professionnels de la santé sont actuellement déployées dans les écoles et les lieux publics sur l’ensemble du territoire national pour administrer le vaccin. La campagne nationale de vaccination contre le papillomavirus humain se déroule jusqu’au 7 décembre 2025.

La rédaction