Réunies ce dimanche 14 décembre 2025, les forces vives du Borgou ont battu le pavé pour exprimer leur rejet absolu de toute prise de pouvoir par la force. Entre marches pacifiques et discours de fermeté, les populations ont réaffirmé leur fidélité à l’ordre constitutionnel après la tentative de déstabilisation du 7 décembre.

Le message porté par les artères de la cité des Kobourou a été limpide : la démocratie béninoise est non négociable. Sous l’impulsion d’un front uni composé du Bloc Républicain (BR), de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et des FCBE, des centaines de citoyens ont marché de la place Bio Guéra jusqu’à la préfecture de Parakou. Cette démonstration de force visait à condamner l’assaut avorté contre la résidence du Chef de l’État et à saluer la prompte réaction des forces loyalistes.

L’économie et la tradition au cœur des enjeux

Au-delà de la protestation politique, les leaders présents ont mis en garde contre les conséquences sociales d’un renversement de l’ordre établi. Pour l’honorable Charles Toko, le succès d’un tel coup de force aurait plongé le pays dans une léthargie de plusieurs années : « tous les projets initiés auraient été bloqués pour 3 ans pour 4 ans pour 5 ans parce qu’on n’a jamais vu un militaire venir au pouvoir et remettre on n’a jamais vu alors tout aurait été bloqué ». Selon l’élu, le pays aurait alors subi un recul de développement de près de 50 ans.

À Nikki, le ministre conseiller Rachidi Gbadamassi a, quant à lui, mis l’accent sur la menace directe pesant sur le patrimoine culturel et la royauté. « Si vous suivez la déclaration des pouchistes c’est la dissolution de la constitution et dans cette constitution c’est une constitution qui reconnaît la chefferie traditionnelle ça veut dire quand ils vont prendre le pouvoir il n’aura plus de roi », a-t-il lancé pour mobiliser la cité impériale.

Un serment pour la stabilité

Les différents orateurs ont insisté sur le fait que le Bénin a définitivement tourné une page sombre de son histoire politique. L’honorable Robert Gbian a rappelé l’héritage de la transition démocratique, soulignant que « depuis la conférence des forces de la nation notre pays a tourné le dos définitivement à tour le dos à toute prise de pouvoir par les arbres le Bénin notre pays a choisi la démocratie ».

Les motions de soutien ont été remises officiellement au préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. Ce dernier a salué le caractère pacifique de cette mobilisation et s’est engagé à transmettre la volonté des populations au sommet de l’État, concluant une journée marquée par une forte cohésion républicaine dans le nord du pays.

La Rédaction