En prélude au lancement imminent de l’assurance maladie obligatoire, l’Autorité de régulation du secteur de la santé (ARS) a réuni tiers-payeurs et professionnels de santé les 17 et 18 décembre 2025 au Palais des Congrès de Cotonou. Au cœur de cette deuxième édition du CASQ, un enjeu majeur : fluidifier les relations financières pour garantir que la sécurité du patient ne soit jamais sacrifiée sur l’autel des frictions administratives. L’écosystème de la santé au Bénin affine sa préparation opérationnelle. Sous l’impulsion du ministre de la Santé, le Professeur Benjamin Hounkpatin, la deuxième édition du Congrès Annuel pour la Sécurité des patients et la Qualité des soins (CASQ) s’est ouverte mercredi dernier avec une ambition claire : bâtir un pont solide entre ceux qui soignent et ceux qui paient. Placé sous le thème « La Sécurité du Patient au Bénin : de la Politique Nationale aux Actions Concrètes dans les Établissements de santé », ce rendez-vous a introduit deux innovations majeures : une ouverture internationale accrue et une dénomination désormais institutionnalisée. Pour le Dr Lucien Dossou-Gbété, président de l’ARS, l’objectif est d’atteindre une harmonie parfaite dans la prise en charge financière des soins. Il a d’ailleurs martelé l’exigence de transparence et d’efficacité qui doit régir ce secteur : « Il faudrait que cette relation-là de “le malade a été soigné et je viens payer” se passe de manière harmonieuse, sans des délais trop longs, sans qu’il y ait des amputations et sans qu’il y ait des frictions ». Durant deux jours, des experts de renom et des responsables de la pyramide sanitaire ont partagé leurs succès et les défis persistants pour atteindre les critères essentiels de qualité. L’un des piliers des échanges a porté sur la mission de régulation dévolue à l’ARS, qui doit veiller à ce que les mécanismes de l’assurance maladie obligatoire ne soient pas freinés par des lourdeurs de gestion entre les cliniques et les assureurs. La démarche a reçu un écho favorable du côté des partenaires financiers. Armand Yahouénou, secrétaire général de l’Association des sociétés d’assurance du Bénin, a salué une initiative qui permet de « mieux comprendre les missions et les orientations » de l’autorité de régulation et d’ouvrir un canal de dialogue direct avec les prestataires de santé. Au total, sept communications de haut niveau ont permis d’explorer les innovations susceptibles de placer durablement le patient au centre des préoccupations. En clôturant les débats, le président de l’ARS a invité les acteurs à l’unité pour une vision commune : « Ensemble, nous pouvons construire un avenir où chaque patient reçoit des soins sûrs, efficaces et de haute qualité ». La Rédaction Navigation de l’article Sagesse universelle : les deux nouveaux ouvrages de Sylvain Valentin Kuassi désormais disponibles. Mise en conformité des ONG : Plus que quelques mois pour s’arrimer au Registre numérique