À l’occasion de la Journée internationale des femmes, la question de la place des citoyennes au sein des structures coutumières revient au cœur du débat public. Si la tradition constitue le socle de l’identité culturelle, elle représente parfois un frein à l’affirmation de nouveaux droits. Une identité au carrefour des époques Célébrer le 8 mars, c’est avant tout dresser le bilan d’une dualité persistante. Pour de nombreuses femmes, le quotidien ressemble à un exercice d’équilibriste entre le respect des ancêtres et l’aspiration à une modernité décomplexée. Dans ce contexte, la thématique « Femme et tradition » ne se limite pas à un simple constat nostalgique ; elle interroge la capacité de nos sociétés à évoluer sans renier leurs racines. Le poids des usages se fait ressentir dès l’accès aux responsabilités. Si, dans certaines structures traditionnelles, la femme est la « gardienne du temple » et la garante de la transmission des valeurs, elle reste trop souvent exclue des cercles de décision formels. Briser les plafonds de verre coutumiers L’enjeu actuel réside dans la réinterprétation des coutumes pour qu’elles deviennent des leviers plutôt que des obstacles. De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les pratiques qui entravent l’autonomie financière et l’intégrité physique, tout en valorisant les savoir-faire ancestraux qui font la fierté du patrimoine national. L’objectif de cette journée mondiale est de rappeler que l’égalité des chances n’est pas une menace pour la culture, mais un enrichissement. En intégrant les femmes de manière équitable dans tous les pans de la vie sociale — y compris ceux régis par l’usage — la société s’assure une transmission plus solide et plus inclusive. Navigation de l’article Droits des femmes au Bénin : Maître Huguette Bokpè Gnacadja « Le 8 mars est surtout une journée de réflexion et d’action » Quand le cœur défie la norme : l’énigme des amours proscrits