Malgré l’effondrement impressionnant du réservoir de Gbégbomey-Houèkèkomey à Sô-Ava, l’absence totale de victimes humaines suscite un grand soulagement au sein de la population. Face à ce défi d’approvisionnement en eau potable, la communauté fait preuve d’une résilience exemplaire tandis que les autorités locales se mobilisent activement sur le terrain et sollicitent l’appui du gouvernement central pour déployer une solution pérenne. Un véritable miracle s’est produit au cœur de la commune lacustre. Alors que le village vaquait paisiblement à ses occupations en ce début d’après-midi du mardi 28 juillet 2026, la structure métallique supportant le réservoir d’eau s’est affaissée. L’infrastructure, vieille de plusieurs décennies et fragilisée par l’usure du temps, a cédé sans faire le moindre blessé ni impacter les habitations environnantes. Le chef de village, Pierre Gbènan, n’a pas caché son sentiment de gratitude face à cette issue miraculeuse : « Heureusement que le château d’eau s’est effondré seul, sans créer d’autres dégâts. » Il rappelle toutefois les signaux d’usure observés sur cet ouvrage historique : « C’est rouillé partout. Le dispositif ne tenait plus, et depuis trois ans nous avons alerté. C’était dit qu’un fermier d’adduction d’eau villageoise allait réparer. Mais depuis, plus rien », explique-t-il avec franchise. Une organisation communautaire au service des habitants L’arrêt de cette source d’eau principale touche les quartiers de Houèkèkomey et d’Afingbo. « Toute la population des deux quartiers desservis, Houèkèkomey et Afingbo, sont sevrés d’eau potable… Nous n’avons plus de l’eau de consommation », souligne M. Gbènan. Les priorités se concentrent notamment sur le bien-être des jeunes élèves fréquentant les deux établissements scolaires du secteur. Pour évaluer la portée de la situation, l’élu s’appuie sur le bassin électoral local : « Il y avait 2222 votants, sans compter les enfants et ceux qui n’ont pas pu se faire enrôler pour les élections dernières Nous avons deux écoles dans le village. Les enfants ne consomment que cette eau, (…) pour leur cantine, c’est aussi cette eau qu’on utilise. Comment faire ? J’appelle au secours le gouvernement ». Face à ce contrecoup temporaire, l’esprit d’entraide et d’adaptation de la cité lacustre brille avec force. Afin d’assurer les besoins quotidiens et de garantir un approvisionnement salubre, les habitants s’organisent méthodiquement vers Abomey-Calavi et ses environs pour se procurer de l’eau conditionnée en sachet, assurant ainsi la continuité de la vie quotidienne dans le calme et la sérénité. Mobilisation des autorités et appel constructif à l’État L’urgence environnementale et sanitaire fait l’objet d’un suivi très attentif de la part des responsables territoriaux. Dès le lendemain de l’incident, mercredi 29 juillet 2026, le chef d’arrondissement de Houédo-Aguékon s’est immédiatement rendu sur place pour dresser un constat précis des dégâts et amorcer la feuille de route des actions à mener. Conscient des contraintes budgétaires de la municipalité, le chef de village Pierre Gbènan lance une sollicitation pleine de confiance à l’endroit des plus hautes autorités de l’État : « Je ne pense pas que la mairie a les moyens pour régler ce problème dans l’immédiat…. Le président de la République, Son Excellence Romuald Wadagni, au secours ! ». Cet appel résonne comme une opportunité de moderniser durablement les infrastructures d’adduction d’eau de Sô-Ava. La promptitude du gouvernement et la synergie avec la commune permettront sans doute d’offrir rapidement à Gbégbomey un réseau d’eau potable neuf, moderne et sécurisé pour l’épanouissement de toute la population. Navigation de l’article Identité numérique: L’Anip sensibilise les enfants du Programme Future Célébration du mérite et de la mémoire nationale : Quand la Patrie honore ses plus beaux talents