Le marathon de l’installation des conseils communaux a livré son verdict sur la quasi-totalité du territoire national. À ce jour, soixante-quinze maires ont pris officiellement les rênes de leurs localités respectives, ouvrant ainsi une mandature de sept ans placée sous le signe du développement à la base.

Le paysage politique local est désormais presque complet. Après plusieurs jours de cérémonies d’installation menées par les préfets des douze départements, le Bénin dispose de la quasi-totalité de ses exécutifs communaux. Ces nouvelles équipes, issues des dernières consultations électorales, héritent de la lourde mission de conduire les affaires de la cité jusqu’en 2033, conformément aux réformes en vigueur.

Un nouveau cycle de sept ans

Le déploiement des représentants de l’État sur toute l’étendue du territoire a permis de confirmer les visages qui porteront les projets de développement local. Cette étape cruciale de la vie démocratique marque le début d’un mandat de sept ans, une durée étendue qui vise à offrir aux élus la stabilité nécessaire pour mener à bien des réformes structurelles et des investissements de long terme dans leurs communes respectives.

De Cotonou à Malanville, en passant par Abomey et Parakou, les passations de charges se sont succédé, installant non seulement les maires, mais aussi leurs adjoints et les chefs d’arrondissement.

Deux zones d’ombre au tableau : N’Dali et Tchaourou

Malgré cette avancée majeure, le processus n’est pas encore totalement achevé. À l’heure actuelle, deux communes du Borgou manquent encore à l’appel : N’Dali et Tchaourou. Dans ces localités, des blocages persistants liés aux arbitrages internes des partis ou à des reports de dernière minute empêchent encore l’élection et l’installation officielle des exécutifs communaux.

Cette situation, bien que localisée, retient l’attention des observateurs alors que le reste du pays entre déjà en phase de gestion. Les tractations se poursuivent en coulisses pour dénouer ces situations spécifiques et permettre à ces deux communes de rejoindre le train de la décentralisation. Le ministère de la Décentralisation reste attentif pour que l’intégralité de la carte communale soit validée dans les plus brefs délais.