Saisis suite au sacriège perpétré dans le district de Lalo, les éléments du commissariat de Hlassamè ont mené une investigation rigoureuse et méthodique. Le rétablissement rapide des faits a conduit à la restitution des restes de la jeune victime et à la mise sous mandat de dépôt de deux mis en cause clés.

L’efficacité du dispositif sécuritaire territorial vient une nouvelle fois de porter ses fruits dans le département du Couffo. Confrontés à un acte d’une extrême gravité survenu dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août 2026 au sein du village d’Ahouihoué (commune de Lalo) — où la sépulture d’un enfant inhumé trois ans plus tôt a fait l’objet d’une profanation —, les services de la Police républicaine ont déployé un professionnalisme remarquable pour apporter une réponse pénale rapide et rigoureuse.

Aussitôt informée des événements, l’équipe du commissariat de Hlassamè, sous la direction éclairée du commissaire Kponou Grégoire, a pris la mesure de la situation en engageant une enquête de terrain particulièrement méthodique. Cette mobilisation immédiate visait un double objectif institutionnel : identifier sans délai l’ensemble des auteurs présumés et retrouver les restes sacrés de l’enfant afin de préserver la mémoire et la dignité de la dépouille.

Une démarche d’enquête méthodique et concluante

Grâce à des recoupements précis et un travail d’investigation rigoureux, les forces de l’ordre ont appréhendé un premier suspect. Malgré les dénégations initiales de ce dernier, la ténacité des enquêteurs a permis de remonter avec assurance jusqu’à un hounnon résidant à Davihoué, dans l’arrondissement de Lokogba. Confronté aux éléments matériels du dossier, le dignitaire coutumier a fini par admettre avoir commandité l’obtention d’un crâne humain pour la confection d’un fétiche, désignant le premier individu interpellé comme son intermédiaire direct.

Ce dernier a ensuite confirmé l’enchaînement des faits, précisant avoir sollicité un troisième protagoniste en qualité d’auteur matériel. Étape majeure marquant le succès des recherches, le crâne de l’enfant a été promptement localisé et sécurisé par les forces de sécurité dans une case isolée, offrant ainsi une avancée décisive à la procédure judiciaire.

Rigueur judiciaire et fermeté de l’État de droit

Présentés devant le procureur de la République compétent le jeudi 13 août 2026, le hounnon et son intermédiaire ont été immédiatement placés sous mandat de dépôt. Le dossier est à présent confié à un juge d’instruction chargé d’approfondir les investigations pour établir formellement le degré de responsabilité administrative et pénale de chaque mis en cause.

Alors que la traque de l’auteur matériel se poursuit avec la plus grande fermeté sous la coordination des forces de sécurité, la célérité exemplaire de la police locale et de l’institution judiciaire rassure pleinement les populations de Lalo quant à la vigilance constante des autorités face aux dérives profanatrices.