Des rumeurs persistantes faisaient état d’un accord secret entre les Présidents Boni Yayi et Patrice Talon visant à modifier la candidature du parti Les Démocrates pour 2026, voire à forcer une alliance avec d’autres blocs politiques. Une source proche des discussions dément catégoriquement ces allégations de « mensonges et désinformations », révélant plutôt que les échanges entre l’ancien chef de l’État et son successeur se sont concentrés sur la situation interne du parti d’opposition.

Clarifications sur les coulisses de l’entretien

 

Malgré les efforts du porte-parole du parti Les Démocrates pour « couper court aux mensonges et à la désinformation », l’intoxication autour de la rencontre entre les Présidents Boni Yayi et Patrice Talon semble avoir une « peau très dure ». Les informations recueillies indiquent clairement qu’il « n’a jamais été question de changer le duo de candidats du parti Les Démocrates » (Agbodjo et Lodjou) ni d’exercer un « forcing à signer des accords soit avec la Fcbe ou le Br ».

Bien au contraire, les deux chefs d’État ont procédé à une analyse approfondie de la situation des Démocrates. Les discussions ont mené à une conclusion conjointe : ce sont des « démons à l’interne qui ont compris la chance du parti Les Démocrates d’être de la course de la présidentielle 2026 ».

L’échange, bien que cordial, a toutefois abordé la question sensible du parrainage. Le président Boni Yayi a « essayé de démontrer la main invisible du Président Patrice Talon derrière le refus du député Michel Sodjinou de parrainer les candidats ». Une accusation que le Chef de l’État « a réfuté tout en lui démontrant le contraire ».

Un point crucial a néanmoins été acté entre les deux hommes : « l’action de la justice à l’encontre de Boni Yayi et le duo de candidats du parti Les Démocrates soit stoppée ».

Enfin, pour ce qui est de la rumeur concernant d’éventuels accords avec la FCBE, le BR ou l’UPR, l’information proviendrait d’« une proposition venue d’une autre personne », et non d’une exigence présidentielle. Cette proposition fait « actuellement objet de discussion au sein du parti Les Démocrates », où des démarches seraient « envisagées dans ce sens ». La question qui demeure est de savoir « s’il n’est déjà pas trop tard » pour de telles manœuvres d’alliance.