Après des demi-finales riches en émotions, le Maroc et le Sénégal se retrouveront le 18 janvier pour une finale historique à Rabat. Si les Lions de l’Atlas ont dû passer par l’épreuve des tirs au but face au Nigeria, les Sénégalais ont confirmé leur impressionnante régularité en écartant l’Égypte. Le football africain s’apprête à vivre l’un des moments les plus attendus de la décennie. Le stade de Rabat accueillera une finale de prestige entre un pays hôte en quête de gloire nationale et une équipe sénégalaise qui retrouve les sommets. Cette affiche consacre la montée en puissance du projet marocain et la stabilité exceptionnelle de la génération Sadio Mané. Le Maroc au bout du suspense Mercredi soir, les hommes de Walid Regragui ont dû s’armer de patience pour briser le verrou d’un Nigeria ultra-défensif. Malgré une domination territoriale écrasante, les Lions de l’Atlas ne sont pas parvenus à trouver la faille durant le temps réglementaire. Face à ce bloc, « le réalisme a continué de faire défaut aux hommes de Walid Regragui », menant les deux sélections vers une séance de tirs au but fatidique. Dans cet exercice, le salut est venu du portier marocain. En repoussant deux tentatives des Super Eagles, « Bounou héros des tirs au but » a propulsé son équipe vers l’ultime marche. Le Maroc s’impose (0-0, 4 TAB à 2) et gagne le droit de disputer la finale de « sa » CAN, une obsession nationale depuis deux ans. La force tranquille de la Teranga À Tanger, le Sénégal a fait preuve d’une maîtrise remarquable. En disposant de l’Égypte (1-0), les Lions se qualifient pour leur troisième finale lors des quatre dernières éditions. Cette performance témoigne d’une continuité rare sur le continent, portée par un noyau dur de vétérans et l’émergence de nouveaux talents. Pour les cadres sénégalais, ce succès est le fruit d’une structure solide. « Il n’y a pas de secret, c’est le travail d’un collectif et aussi un peu de chance », a confié Sadio Mané, unique buteur du match. Ce sentiment de stabilité est partagé par Moussa Niakhaté, qui souligne que « le travail fait par Aliou Cissé est en train de continuer avec Pape Thiaw ». Le Sénégal, bien que privé de son capitaine Kalidou Koulibaly pour la finale, affiche une sérénité à toute épreuve. Un duel pour l’histoire L’affiche de dimanche promet une opposition de styles entre deux géants. Le Maroc pourra compter sur la ferveur de tout un peuple pour décrocher un deuxième titre historique, tandis que le Sénégal tentera de réitérer son exploit de 2022. Comme le rappelle Idrissa Gana Guèye : « Se qualifier à nouveau en finale montre qu’on est sur la bonne voie (…) mais on n’a pas encore fini ». Le rendez-vous est pris pour une finale qui s’annonce déjà légendaire. Navigation de l’article Kancícà à Ouidah : quand l’art révèle la mémoire afro-atlantique « La Clavicule de la Déesse Noire » : Quand les sciences occultes rencontrent la sagesse d’Ifa