L’emblématique voix de la diaspora africaine a franchi une étape historique dans sa quête identitaire. En visite à Ouidah ce vendredi 22 mai 2026, Claudy Siar a officiellement retrouvé ses racines béninoises au cours d’un parcours initiatique profond, marquant la fin de l’errance de l’afro-descendance pour embrasser une filiation retrouvée.

Par la Rédaction | Cotonou

C’est un moment chargé de symboles que vient de vivre le célèbre animateur, producteur et ancien chanteur. Loin des plateaux de télévision et des studios de radio, c’est sur la terre sacrée de Ouidah que l’homme de médias a choisi de sceller son pacte avec l’histoire. Ce pèlerinage, intitulé « Retour au pays natal », n’est pas une simple visite de courtoisie, mais une véritable réappropriation de son héritage ancestral.

Le point d’orgue de cette journée a été la traversée de la mythique Porte du Non-Retour. Cependant, pour Claudy Siar, le sens de ce monument s’est inversé, devenant le portail d’un nouveau départ et d’une reconnaissance familiale. Accueilli avec tous les honneurs dus à un fils de la terre, il a intégré la lignée prestigieuse des Zossoungbo, famille fondatrice de la cité historique de Ouidah.

L’émotion était palpable lorsque l’artiste a partagé son ressenti : « Ce matin, LA PORTE DU NON RETOUR était pour moi , LA PORTE DU RETOUR. Je ne suis plus un afro-descendant mais un africain de Ouidah, de la lignée, la famille des Zossoungbo, les fondateurs de Ouidah. Étant né un lundi, je me prénomme Kodjovi. Je suis aussi et évidement, un afro-Caraïbéen de la Guadeloupe. »

Ce témoignage vibrant souligne la double richesse de son identité, alliant ses racines antillaises à sa nouvelle citoyenneté de cœur et de sang au Bénin. Désormais porteur du nom « Kodjovi », l’animateur incarne plus que jamais le pont entre les continents et les générations.

Ce retour aux sources, largement salué par la communauté locale et les observateurs culturels, renforce les liens indéfectibles entre le Bénin et sa diaspora. Une page d’histoire s’est écrite ce vendredi sous le soleil de Ouidah, promettant des lendemains riches en échanges et en célébrations pour celui qui se définit désormais comme un digne fils du Bénin.