Réunie en point de presse ce jeudi 15 janvier 2026 à Cotonou, la Cellule de Contrôle et d’Inspection des Structures de Prestations de Soins Médicaux (CCI-SPSM) a présenté les résultats de ses activités pour l’année 2025. Entre une amélioration notable de l’insalubrité et la fermeture de cabinets illégaux, l’instance de régulation réaffirme sa détermination à garantir la sécurité des patients sur l’ensemble du territoire.

Par la Rédaction

La transparence est au cœur de la stratégie de l’Autorité de Régulation du Secteur de la Santé (ARS). Sous la houlette de son coordonnateur par intérim, le Dr Valère Goyito, la CCI-SPSM a exposé les avancées et les zones d’ombre du système sanitaire béninois au cours de l’exercice écoulé. Ce bilan s’inscrit dans le cadre strict des missions de contrôle médico-technique et de sécurité des soins définies par le décret n°2023-409 du 26 juillet 2023.

Un système de santé en pleine mutation

L’année 2025 a été marquée par des progrès structurels significatifs. La Cellule a notamment salué la réduction de l’insalubrité dans les centres de santé, ainsi que la médicalisation accrue des centres d’arrondissement. Le renforcement des ressources humaines et la disponibilité renforcée d’ambulances figurent également parmi les points positifs. Sur le plan matériel, la dotation des maternités en kits pour les hémorragies post-accouchement et la réalisation de forages d’eau témoignent d’une volonté d’amélioration continue des conditions de prise en charge.

La traque des pratiques illégales

Cependant, la rigueur reste de mise. Sur 928 établissements inspectés (dont 626 publics et 302 privés), plusieurs dysfonctionnements majeurs ont été identifiés. Le Dr Goyito a pointé du doigt la persistance de pratiques clandestines, l’exercice illégal de la médecine et des retards critiques dans la référence des patients.

La réponse ne s’est pas fait attendre : des cabinets ont été fermés et des dossiers transmis à la justice avec le concours de la police républicaine. Un effort particulier a été porté sur le service d’imagerie du CNHU-HKM, dont la réorganisation a permis de réduire drastiquement les plaintes des usagers concernant les délais d’attente.

La sécurité des patients, une priorité absolue

La CCI-SPSM a également mené 28 investigations suite à des plaintes pour des « événements indésirables » associés aux soins, particulièrement dans les secteurs de la gynécologie-obstétrique et des maternités. Ces enquêtes ont souvent révélé des défauts de surveillance ou le non-respect des protocoles de soins.

Pour pallier ces manquements, la Cellule a accompagné 261 établissements dans la mise en œuvre du Dispositif pour la Sécurité des Patients (DSP). En conclusion, le coordonnateur a rappelé que la sécurité demeure le socle indispensable de la qualité des soins, réitérant l’engagement de la CCI-SPSM à transformer chaque insuffisance relevée en un levier de réforme pour le bien-être des populations.