Alors que le dépouillement des votes du 11 janvier dernier se poursuit, l’impatience gagne les états-majors des formations politiques. Face à cette montée d’adrénaline, la Cour constitutionnelle a apporté des précisions cruciales sur le calendrier légal, fixant un délai de 72 heures après la réception des données de la CENA pour la proclamation des résultats définitifs.

Quatre jours après le double scrutin législatif et communal, le Bénin retient son souffle. Dans les sièges des partis politiques, l’ambiance n’est plus aux promesses de campagne, mais à une attente fiévreuse qui, pour beaucoup, « fait le lit à l’angoisse ». Si le calme règne globalement dans le pays, l’enjeu des chiffres cristallise toutes les attentions.

La CENA face au défi de la logistique couplée

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) se retrouve au centre de toutes les interrogations. L’organisation simultanée des législatives et des communales a mis à rude épreuve la machine électorale. Malgré les efforts déployés, des retards de démarrage ont été notés dans certaines circonscriptions le jour du vote, compliquant la tâche des agents électoraux pour la compilation des résultats. C’est de la célérité de la CENA à transmettre les résultats certifiés que dépend désormais le déclenchement de l’étape finale à la Cour.

Un délai légal de 72 heures

Pour couper court aux spéculations, la Haute Juridiction est sortie de son silence. Dans un communiqué officiel, le Secrétariat général de la Cour constitutionnelle a rappelé la procédure en vigueur. Les membres de la Cour, assistés des rapporteurs adjoints, se sont déjà mis au travail pour traiter les plis électoraux avec « célérité et transparence ».

La précision majeure réside dans le compte à rebours final : la Cour se donne « au plus tard soixante-douze (72) heures » pour proclamer les résultats définitifs. Ce délai ne commencera toutefois à courir qu’à partir de « la date de réception des résultats certifiés par la CENA ».

Entre espoir et inquiétude

Cette mise au point intervient alors que les instances régulatrices appellent au respect des institutions. Pour les candidats, chaque heure qui passe renforce l’incertitude. Les états-majors scrutent les moindres remontées de terrain, particulièrement dans les zones où la complexité du scrutin a ralenti les opérations.

La Cour constitutionnelle a tenu à rassurer toutes les « parties prenantes » sur sa volonté de respecter strictement les délais légaux. En attendant la transmission officielle par la CENA, le pays vit au rythme des calculs de sièges, dans l’attente du verdict final qui dessinera le nouveau visage de l’Assemblée nationale et des conseils communaux.

La Rédaction