À quelques encablures du premier tour des éliminatoires de la Coupe du Monde, la sélectionneure des U17 béninoises dresse un bilan encourageant du deuxième stage de préparation. Entre détection rigoureuse et montée en puissance tactique, le onze national prend forme.

Le rideau est tombé sur le deuxième regroupement des Amazones U17. Après des séances intensives et des ajustements stratégiques, l’encadrement technique dirigé par Idah Azonsou affiche une sérénité prudente. L’enjeu est de taille : bâtir une équipe compétitive capable de franchir l’obstacle burkinabè dans un contexte de renouvellement générationnel total.

Une sélection qui se cristallise
Le passage d’un groupe élargi de quarante joueuses à une trentaine marque une étape charnière dans la préparation. Cette réduction d’effectif répond à une nécessité de cohérence tactique, sans pour autant fermer la porte aux talents émergents. La sélectionneure souligne d’ailleurs la complexité de cette phase de transition, les cadres de la précédente campagne ayant dépassé la limite d’âge.

« Il a fallu reconstruire une nouvelle équipe compétitive », explique Idah Azonsou. Malgré ce défi, le staff technique observe des signaux positifs sur le terrain. « Aujourd’hui, à la fin du deuxième regroupement, je peux vous assurer que quelque chose se construit. Nous sommes satisfaites de la prestation, du courage, de la détermination et de l’abnégation dont chacune des filles a fait preuve. »

L’épreuve du terrain
Pour valider les acquis de ce stage, les Amazones se sont mesurées à l’équipe de Dynamique, leader du championnat, lors d’un « match miroir » riche en enseignements. Au-delà du résultat comptable, c’est la capacité de réaction et la discipline collective qui étaient scrutées par le staff.

La sélectionneure insiste sur la rigueur des critères retenus : « La sélection a été faite en tenant compte des qualités techniques, tactiques et physiques de chaque joueuse. Ce n’est jamais simple de faire des choix, surtout à certains postes, car la qualité est là. »

Cap sur le troisième acte
La préparation entre désormais dans sa phase finale. Le troisième et dernier regroupement, dont la liste sera dévoilée sous peu, servira de rampe de lancement directe pour la compétition officielle. L’objectif est clair : optimiser les automatismes pour arriver à maturité lors de la double confrontation face au Burkina Faso.

Fidèle à sa méthode, Idah Azonsou reste concentrée sur le travail de fond, convaincue par la marge de progression de ses joueuses. Pour elle, « le potentiel est réel et le staff travaille pour que l’équipe soit prête avant le match aller ».