Au neuvième jour d’une guerre régionale qui ne cesse de s’étendre, les Émirats arabes unis sont devenus la cible d’une offensive aérienne massive lancée par Téhéran en représailles à l’opération israélo-américaine. Ce dimanche 8 mars 2026, le ciel des grandes métropoles du Golfe a été transpercé par des dizaines d’interceptions, alors que le ministère émirati de la Défense confirmait avoir neutralisé seize missiles balistiques et plus d’une centaine de drones explosifs. Malgré l’efficacité des systèmes de défense, la chute de débris a provoqué des incendies notables, notamment sur la façade du célèbre hôtel Burj Al Arab à Dubaï, symbole de la vulnérabilité nouvelle des infrastructures civiles de la région.

Une pluie de fer sur les infrastructures stratégiques

Le commandement militaire des Émirats a qualifié cette attaque de tentative délibérée de déstabilisation économique. Outre les zones touristiques, des infrastructures critiques ont été visées, avec des départs de feu signalés dans le port de Fujairah et au sein de zones industrielles pétrolières. Abou Dhabi, qui abrite des installations militaires stratégiques et une présence diplomatique internationale, a également été survolé par des nuées de drones kamikazes, forçant les autorités à suspendre temporairement une partie du trafic aérien. Le gouvernement émirati a déclaré se trouver en « état de défense », affirmant son droit à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa souveraineté face à ce qu’il qualifie d’agression injustifiée.

L’embrasement coordonné des monarchies du Golfe

Les Émirats ne sont pas les seuls à subir la fureur de Téhéran dans ce qui apparaît comme une stratégie de punition collective contre les alliés de Washington. Le Koweït a rapporté des frappes de drones contre son aéroport international, tandis qu’au Bahreïn, une station de dessalement d’eau potable a été endommagée, menaçant les ressources vitales de l’archipel. L’Arabie saoudite a également dû mobiliser ses batteries Patriot pour intercepter des missiles de croisière visant la région de Kharj et des sites pétroliers dans le sud-est du royaume. Cette synchronisation des attaques iraniennes démontre une volonté de Téhéran de paralyser l’ensemble de l’activité économique du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Une réponse internationale musclée

Face à cette escalade, la solidarité occidentale s’organise sur le terrain. La France, honorant ses accords de défense avec Abou Dhabi, a déployé ses avions Rafale pour participer aux opérations de sécurisation du ciel émirati, engageant directement ses forces pour protéger les emprises militaires et civiles. À Washington, Donald Trump a prévenu que chaque attaque contre un allié entraînerait des frappes militaires de « grande envergure » encore plus dévastatrices sur le sol iranien. Pendant ce temps, l’évacuation des ressortissants étrangers s’accélère, la France ayant déjà procédé au rapatriement de plus de 4 300 personnes, alors que la Ligue arabe se réunit en urgence pour tenter de freiner une déflagration qui semble désormais échapper à tout contrôle diplomatique.