À l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre, Henriette Lagou a présenté un programme axé sur les préoccupations sociales, tout en appelant à un dialogue national dans un contexte politique tendu marqué par le rejet de candidatures majeures. Le 22 septembre 2025, à Abidjan, Henriette Lagou, candidate à la présidentielle ivoirienne, a tenu une conférence de presse pour exposer les grandes lignes de son programme centré sur les préoccupations sociales. Cette première intervention publique depuis la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel a permis à l’ancienne ministre de se positionner comme une « femme de terrain » déterminée à apporter des solutions aux défis du pays. Lagou a affirmé avoir tiré des leçons de sa précédente candidature en 2015 et a mis en avant sa volonté de favoriser un dialogue national pour apaiser les tensions. Elle a également abordé le contexte actuel, marqué par le rejet des candidatures de figures emblématiques de l’opposition, notamment Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. « Il y a eu des tensions plus graves que ce que nous vivons actuellement. Nous avons connu beaucoup de difficultés, mais les élections se sont passées », a-t-elle déclaré, tout en admettant que le mécontentement face à ces rejets est légitime. Les répercussions de ces tensions se font sentir dans le paysage politique ivoirien. Laurent Gbagbo, ancien président, a récemment annoncé qu’il ne soutiendrait aucun candidat pour ce scrutin, privilégiant des « actions pacifiques et démocratiques » pour exiger un dialogue. Face à cette situation, Henriette Lagou a affirmé que la porte reste ouverte concernant d’éventuelles consignes de vote, soulignant que des négociations sont en cours jusqu’au début de la campagne électorale, prévue pour le 10 octobre. Alors que la Côte d’Ivoire se prépare pour une élection cruciale, le programme social de Lagou pourrait constituer un atout dans un climat de méfiance, mais les incertitudes politiques persistent, laissant planer une ombre sur le processus électoral à venir. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si son appel à la réconciliation et au dialogue saura trouver un écho favorable auprès des électeurs et des acteurs politiques. Navigation de l’article Un plaidoyer fort pour la paix : Bassirou Diomaye Faye appelle à un cessez-le-feu et à une solution à deux États à l’ONU République démocratique du Congo : Félix Tshisekedi dénonce le silence complice sur le « génocide congolais » à l’ONU