Pour réduire la pression sur les ressources forestières, améliorer les conditions de cuisson et promouvoir des solutions énergétiques durables, le Programme alimentaire mondial (PAM), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en partenariat avec la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin (CMA-Bénin), a lancé ce lundi 20 juillet 2026 à Cotonou une formation consacrée à la fabrication des Sacs de rétention thermique (SRT). Financé par le Royaume des Pays Bas, cette première cohorte est composée de 30 artisans sélectionnés dans les villes de Cotonou, Bohicon et Parakou, avec dix participants retenus par site. Sorbou Soulé (Stag) À travers cette initiative, les différents partenaires ambitionnent de mettre le savoir-faire des artisans béninois au service de la lutte contre les changements climatiques tout en améliorant les conditions de vie des populations. En ouvrant les travaux, le représentant du PAM, Ali Ouattara, a rappelé que cette formation s’inscrit dans une stratégie mondiale visant à promouvoir des modes de cuisson plus propres. Selon lui, l’objectif est de vulgariser cette technologie afin qu’elle profite notamment aux cantines scolaires et aux ménages. « Cette solution permettra de réduire considérablement la consommation de bois de chauffe, de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de préserver les ressources forestières, tout en offrant aux enfants des repas préparés dans de meilleures conditions » a-t-il déclaré. Le représentant résident du PNUD, Titus Osundina, a quant à lui insisté sur la place centrale des femmes dans cette dynamique. « C’est la femme qui nous nourrit. Elle doit être au cœur de tout », a-t-il déclaré, Une innovation simple aux multiples avantages Au cœur de cette formation se trouve le Sac de rétention thermique (SRT), plus connu sous le nom de « cuisinière sans feu ». Son fonctionnement repose sur un principe simple : après une courte ébullition sur un foyer classique, la marmite est placée dans un sac spécialement conçu pour conserver la chaleur. La cuisson se poursuit alors naturellement, sans consommation supplémentaire de bois, de charbon ou de gaz. Cette technologie présente plusieurs avantages majeurs : réduire de 50 à 80 % la consommation de bois de chauffe ou de gaz ; préserver davantage les vitamines et les nutriments grâce à une cuisson douce ; maintenir les aliments au chaud pendant plusieurs heures sans risque de brûlure ; diminuer les émissions de gaz à effet de serre ; contribuer à la lutte contre la déforestation. Une compétence nouvelle pour les artisans béninois Pour le président de la CMA-Bénin, Soufiyanou Imorou, cette initiative traduit la volonté de renforcer les compétences des artisans face aux nouveaux défis environnementaux. Tout en saluant l’initiative qui vise à favoriser le transfert de compétences au profit des artisans couturiers, il a affirmé que cette formation permettra aux professionnels béninois d’acquérir un savoir-faire innovant répondant aux enjeux écologiques, sociaux et économiques. Le président de la CMA-Bénin a également rappelé que les sacs de rétention thermique constituent « une innovation simple mais à fort impact », capable de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en améliorant les conditions de travail dans les cantines scolaires. Au nom des participants, Agbangla André, l’un des artisans sélectionnés sur le site de Cotonou, a exprimé sa gratitude envers le PAM, le PNUD, et ses partenaires. Il a assuré que les bénéficiaires mettront tout en œuvre pour réussir cette formation avant de partager les connaissances acquises avec les autres artisans qui n’ont pas pu être retenus. Au-delà de la formation de cette première cohorte, le PAM et ses partenaires entendent créer un véritable réseau d’artisans capables de fabriquer et de vulgariser les sacs de rétention thermique sur l’ensemble du territoire national. En misant sur l’innovation locale, la formation professionnelle et l’engagement des artisans, cette initiative ouvre la voie à une cuisine plus économique, plus respectueuse de l’environnement et plus favorable à la santé des populations béninoises. Les 30 artisans qui seront formés sont réparties sur trois : Cotonou, Bohicon et Parakou Navigation de l’article Incendie à Glazoué : Plusieurs commerces partis en fumée à Zongo