En dépit des efforts intenses de médiation déployés par le Qatar, les discussions de paix entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et la coalition AFC/M23 sont au point mort à Doha. Alors que le président Félix Tshisekedi avait récemment annoncé l’ouverture de ces pourparlers, l’incertitude règne quant à la possibilité d’une avancée concrète. Les parties peinent à s’entendre sur les termes d’un accord, notamment sur la question fondamentale de la restauration de l’autorité de l’État. Les délégués de Kinshasa et ceux de l’AFC/M23 sont bien présents à Doha, mais la tenue du deuxième Sommet mondial pour le développement social n’a pas suffi à briser la glace. Le pays hôte, le Qatar, met pourtant « les bouchées doubles » pour obtenir un accord, profitant de la présence de nombreux chefs d’État. Malgré cette pression diplomatique, aucune avancée concrète n’a été enregistrée depuis le début de la semaine. La situation est qualifiée d’une « sorte d’impasse » par l’une des parties. Une autre confie à RFI : « Nous allons signer, oui, mais signer quoi ? » Le principal point de friction demeure le principe de la restauration de l’autorité de l’État sur les territoires contrôlés par les rebelles. Une divergence exacerbée par les actions de l’AFC/M23 sur le terrain, qui continue de « renforcer son administration, avec notamment l’annonce des résultats des tests d’évaluation des candidats magistrats sur le territoire qu’il contrôle. » Une démarche qui, selon l’article, « agace encore davantage Kinshasa. » Une mobilisation diplomatique au plus haut niveau Si les avancées de fond tardent, les contacts, eux, ne sont pas rompus. L’espoir demeure que les trois prochains jours soient décisifs, les autorités du Qatar ayant accentué leurs efforts. Des rencontres au plus haut niveau ont eu lieu mardi : l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a reçu en marge du sommet plusieurs chefs d’État clés dans la crise des Grands Lacs, dont Félix Tshisekedi, le président congolais, Paul Kagame, président rwandais, et William Ruto, président kényan. Avec chacun, il a été question de la crise dans l’est de la RDC. Parallèlement, la pression s’intensifie du côté de la médiation américaine. Le médiateur considère que novembre est un mois décisif et souhaite « tout boucler avant la fin du mois, avec, si possible, la signature d’un accord économique régional entre Kinshasa et Kigali. » Cet accord régional, cependant, est conditionné à la signature préalable d’une entente entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. Navigation de l’article Côte d’Ivoire : Damana Adia Pickass, bras droit de Laurent Gbagbo, arrêté dans un contexte de forte mobilisation de l’opposition Cameroun : L’opération « villes mortes » de l’opposition paralyse Douala, poumon économique du pays