La traque contre le sabotage des infrastructures industrielles porte ses fruits. Suite à une opération de la Police républicaine, cinq individus ont été interpellés pour vol et recel de câbles électriques en cuivre au sein de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), marquant un coup d’arrêt à un trafic qui menace l’énergie du pôle économique.

Par la Rédaction

Le site stratégique de la GDIZ est au cœur d’une enquête judiciaire qui vient de connaître une avancée majeure. Ce mardi 13 janvier 2026, les services de police ont procédé à l’interpellation de cinq suspects impliqués dans un réseau de vol et de recel de câbles électriques. Ces derniers sont accusés d’avoir démantelé des installations vitales pour en extraire le cuivre, destiné au marché noir.

Une opération ciblée

L’intervention policière a été déclenchée suite à des plaintes récurrentes concernant des interruptions de service et des disparitions de matériels électriques sur le site. Les investigations ont permis de remonter la filière, partant des exécutants opérant sur le terrain jusqu’aux receleurs chargés d’écouler le butin. Cette interpellation intervient dans un climat de vigilance renforcée autour des infrastructures d’État, alors que la Police multiplie les patrouilles pour sécuriser les zones de production.

Le cuivre, une cible de choix

Le mode opératoire du réseau consistait à sectionner des câbles sous tension ou en attente d’installation pour récupérer le cuivre, un métal dont le cours élevé alimente de nombreux trafics illicites. Ce type de forfaiture, au-delà du préjudice financier, engendre des retards considérables dans le calendrier de développement de la zone franche et perturbe le fonctionnement des usines déjà installées.

Vigilance et suite judiciaire

Les cinq mis en cause ont été placés en garde à vue et seront présentés au Procureur de la République. Ils devront répondre des chefs d’accusation de vol aggravé et de recel de biens publics. Cette affaire rappelle l’importance de la coopération entre les responsables de la GDIZ et les forces de l’ordre pour protéger ce poumon économique du Bénin.